Hydroxycarbamide
Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antinéoplasique - antimétabolite / traitement de la drépanocytose.
Indications
Leucémie myéloïde chronique : phase de traitement pré-inhibiteur de tyrosine kinase avant confirmation du transcrit BCR-ABL en cas de besoin thérapeutique immédiat (hyperleucocytose et thrombocytose élevées) ; traitement palliatif en phase blastique avec hyperleucocytose et thrombocytose. Cancer du col utérin, en association à la radiothérapie.
Posologie
Adulte : schéma continu (adapté à la leucémie myéloïde chronique) ou intermittent (moindre effet médullaire, préférable dans le cancer du col). Débuter 7 jours avant une radiothérapie concomitante. Période d'essai de 6 semaines pour juger de l'effet ; poursuite possible sans limite en cas de réponse, sous surveillance. Interrompre si les leucocytes passent sous 2,5 × 10⁹/l ou les plaquettes sous 100 × 10⁹/l, recontrôler après 3 jours et reprendre à la normalisation ; l'anémie, même sévère, peut être corrigée sans interrompre le traitement.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Leucopénie marquée (moins de 2,5 × 10⁹/l), thrombopénie (moins de 100 × 10⁹/l) ou anémie sévère.
Mises en garde et précautions
Bilan sanguin complet (et médullaire si indiqué), fonctions rénale et hépatique avant et pendant le traitement ; ne pas débuter en cas de dépression médullaire ; hémoglobine, leucocytes et plaquettes au moins une fois par semaine. Myélosuppression plus probable après radiothérapie ou chimiothérapie antérieure ; récupération rapide à l'arrêt. Corriger une anémie sévère par transfusion avant de débuter.
Interactions
Radiothérapie ou cytotoxiques antérieurs ou associés : myélosuppression majorée. Didanosine ± stavudine chez le patient VIH : pancréatites, hépatotoxicité et neuropathies, parfois fatales ; éviter l'association. Interférence analytique avec les dosages enzymatiques de l'urée, de l'acide urique et de l'acide lactique (valeurs faussement élevées). Vaccins vivants : non recommandés (infections sévères ou fatales).
Grossesse et allaitement
Grossesse : peut nuire au fœtus ; ne pas administrer sauf si le bénéfice l'emporte. Allaitement : passage dans le lait ; arrêter l'allaitement ou le traitement selon l'importance du médicament pour la mère. Fertilité : effet mutagène possible ; contraception efficace chez la femme pendant le traitement et au moins 6 mois après ; azoospermie ou oligospermie parfois réversibles chez l'homme.
Effets indésirables
Myélosuppression (effet toxique principal ; leucopénie en premier, plus rarement thrombopénie et anémie). Toxicité vasculaire cutanée (ulcérations, gangrène) dans les syndromes myéloprolifératifs, favorisée par l'interféron. Après plusieurs années de traitement quotidien : hyperpigmentation, pigmentation unguéale, atrophie de la peau et des ongles, desquamation, papules violacées, alopécie. Pancréatites et hépatotoxicité parfois fatales et neuropathies périphériques sévères chez les patients VIH sous antirétroviraux (didanosine, stavudine). Avec la radiothérapie : leucopénie quasi constante, anémie, irritation gastrique.
Mécanisme d'action
Autre antinéoplasique actif par voie orale (code ATC L01XX05), agissant probablement par interférence avec la synthèse de l'ADN.
Pharmacocinétique
Bonne absorption digestive ; pic plasmatique en 2 heures, concentrations quasi nulles à 24 heures ; environ 80 % d'une dose de 7 à 30 mg/kg retrouvés dans les urines en 12 heures ; bonne distribution dans l'organisme ; passage de la barrière hémato-encéphalique.
Conservation
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C ; dans l'emballage extérieur à l'abri de l'humidité.
Source
RCP (SmPC) eMC/MHRA, HYDREA gélule (hydroxycarbamide), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.
Noms commerciaux au Congo
Noms commerciaux en France
HYDREA, HYDROXYCARBAMIDE ARROW.