Africa Medical DataUne plateforme de santé pour tous

Nom commercial : DEFILTRAN CREME DERM T/100G (CIP 3066910). Principe actif : Acétazolamide.

Acétazolamide

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Inhibiteur de l'anhydrase carbonique - antiglaucomateux/diurétique.

Indications

Voie orale. Inhibiteur enzymatique spécifique de l'anhydrase carbonique, indiqué dans : le glaucome (glaucome chronique simple à angle ouvert, glaucome secondaire, et en préopératoire du glaucome aigu par fermeture de l'angle lorsqu'on souhaite différer la chirurgie pour abaisser la pression intraoculaire) ; la rétention hydrique anormale (diurétique, seul ou avec d'autres diurétiques) ; l'épilepsie, en association aux autres anticonvulsivants (meilleurs résultats dans le petit mal de l'enfant ; bons résultats aussi dans le grand mal, les crises mixtes, les myoclonies).

Posologie

Glaucome, adulte : 250 à 1 000 mg (1 à 4 comprimés) par 24 heures, en prises fractionnées au-delà de 250 mg/jour. Rétention hydrique (insuffisance cardiaque congestive, œdème médicamenteux), adulte : dose initiale habituelle de 250 à 375 mg 1 fois par jour le matin ; si la perte d'œdème s'arrête, ne pas augmenter la dose mais sauter un jour ; souvent 250 à 375 mg/jour 2 jours de suite puis 1 jour d'arrêt, ou un jour sur deux ; ne dispense pas des autres mesures (digitaliques, repos, restriction sodée, supplémentation potassique) ; rétention hydrique prémenstruelle : 125 à 375 mg en une prise par jour. Épilepsie : adulte, 250 à 1 000 mg/jour en prises fractionnées ; enfant, 8 à 30 mg/kg/jour en prises fractionnées, sans dépasser 750 mg/jour ; passage progressif depuis un autre traitement. (Suite de la rubrique tronquée dans la base eMC.)

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Hyponatrémie et/ou hypokaliémie. Atteinte ou insuffisance rénale ou hépatique marquée. Insuffisance surrénalienne. Acidose hyperchlorémique. Cirrhose hépatique (risque d'encéphalopathie hépatique). Administration prolongée dans le glaucome chronique non congestif à angle fermé (fermeture organique de l'angle masquée par la baisse de pression). Hypersensibilité aux sulfamides.

Mises en garde et précautions

Idées et comportements suicidaires rapportés avec les antiépileptiques : surveiller et informer patients et entourage. Augmenter la dose n'augmente pas la diurèse (elle la diminue souvent) mais peut majorer somnolence et paresthésies. Traitement prolongé : signaler toute éruption cutanée inhabituelle ; numérations sanguines et ionogrammes périodiques ; décès rares par réactions graves aux sulfamides. (Rubrique tronquée dans la base eMC.)

Interactions

Dérivé sulfamidé : potentialisation possible des antifoliques, des hypoglycémiants et des anticoagulants oraux. Aspirine : acidose sévère et toxicité neurologique accrue. Digitaliques, antihypertenseurs : adaptation de dose possible. Phénytoïne : concentrations augmentées ; ostéomalacie sévère rapportée avec d'autres anticonvulsivants ; primidone diminuée et carbamazépine augmentée (cas isolés). Autres inhibiteurs de l'anhydrase carbonique : association déconseillée. Alcalinisation urinaire : excrétion diminuée et effet renforcé des amfétamines et de la quinidine. Ciclosporine : concentrations possiblement augmentées. Méthénamine : effet antiseptique urinaire possiblement empêché. (Rubrique tronquée dans la base eMC.)

Grossesse et allaitement

Grossesse : tératogène et embryotoxique chez plusieurs espèces animales à plus de 10 fois les doses humaines ; pas d'étude adéquate chez la femme : ne pas utiliser pendant la grossesse, surtout au premier trimestre. Allaitement : faibles taux dans le lait, effet délétère peu probable, mais extrême prudence. Fertilité : pas de données.

Effets indésirables

Fréquence indéterminée : thrombopénie, leucopénie, anémie aplasique, aplasie médullaire, pancytopénie, agranulocytose ; acidose métabolique, troubles électrolytiques, soif ; dépression, irritabilité, baisse de la libido, confusion occasionnelle ; paresthésies (fourmillements des extrémités), étourdissements, céphalées, somnolence occasionnelle, convulsions, paralysie flasque ; myopie transitoire, épanchement et décollement choroïdiens ; baisse de l'audition, acouphènes ; œdème pulmonaire non cardiogénique ; méléna, troubles du goût, nausées, vomissements, diarrhée ; nécrose hépatique fulminante, hépatite ou ictère cholestatique. Suite de la liste tronquée dans la base eMC.

Mécanisme d'action

Inhibiteur de l'anhydrase carbonique (code ATC S01EC01). Dans le tubule rénal, augmente l'excrétion des bicarbonates et des cations (surtout sodium et potassium) : diurèse alcaline, dont l'efficacité diminue en administration continue du fait de l'acidose métabolique induite. Dans l'œil, diminue la sécrétion d'humeur aqueuse et donc la pression intraoculaire.

Pharmacocinétique

Absorption digestive assez rapide, pic plasmatique environ 2 heures après la prise orale. Demi-vie plasmatique d'environ 4 heures. Forte liaison à l'anhydrase carbonique, avec accumulation dans les tissus qui en sont riches (globules rouges, cortex rénal) ; liaison aux protéines plasmatiques. Excrétion urinaire sous forme inchangée, favorisée par l'alcalinisation des urines.

Conservation

À conserver à une température ne dépassant pas 25 °C, dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, ACÉTAZOLAMIDE 250 mg comprimé (DIAMOX comprimé), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4 ; crème non couverte.

Noms commerciaux au Congo