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Nom commercial : DECAPEPTYL LP 3,75MG AMP B/1 (CIP 3285003). Principe actif : Triptoréline.

Triptoréline

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Analogue de la GnRH (agoniste) - injectable.

Indications

Homme : cancer de la prostate hormonodépendant localement avancé ou métastatique. Femme : réduction préopératoire du volume des fibromes utérins symptomatiques pour diminuer saignements et douleurs ; endométriose symptomatique confirmée par cœlioscopie lorsqu'une suppression de l'hormonogenèse ovarienne est indiquée et que la chirurgie n'est pas le traitement de première intention. Enfant : puberté précoce centrale confirmée (fille de moins de 9 ans, garçon de moins de 10 ans).

Posologie

Sous la surveillance d'un spécialiste disposant des moyens de suivre régulièrement la réponse ; chez l'enfant, sous la supervision d'un endocrinologue pédiatre ou d'un spécialiste de la puberté précoce centrale. Respecter strictement les instructions de préparation ; injecter immédiatement après reconstitution. Une seringue, équivalant à 3,75 mg de triptoréline, tous les 28 jours, par voie sous-cutanée (peau de l'abdomen, de la fesse ou de la cuisse) ou intramusculaire profonde, en changeant de site à chaque injection. Homme : une injection toutes les 4 semaines, rythme à respecter pour maintenir la suppression de la testostérone. Femme (fibromes, endométriose) : une injection toutes les 4 semaines, à débuter dans les 5 premiers jours du cycle. (Posologie pédiatrique tronquée dans la base eMC.)

Contre-indications

Hypersensibilité connue à la triptoréline, au poly-(D,L-lactide-co-glycolide), au dextran ou à l'un des excipients. Hypersensibilité à la GnRH ou à tout autre analogue de la GnRH. Chez la femme : grossesse, allaitement.

Mises en garde et précautions

Baisse possible de la densité minérale osseuse (un bisphosphonate associé pourrait la limiter chez l'homme) ; prudence en cas de facteurs de risque d'ostéoporose (alcoolisme chronique, tabagisme, traitement prolongé par anticonvulsivants ou corticoïdes, antécédents familiaux, dénutrition). Révélation rare d'un adénome hypophysaire gonadotrope méconnu, avec apoplexie hypophysaire (céphalée brutale, vomissements, troubles visuels, ophtalmoplégie). Risque accru de dépression, parfois sévère : informer le patient et traiter si besoin ; troubles de l'humeur rapportés ; surveiller étroitement les patients dépressifs. Homme : élévation transitoire initiale de la testostérone pouvant aggraver temporairement les signes du cancer prostatique les premières semaines. (Rubrique tronquée dans la base eMC.)

Interactions

Médicaments agissant sur la sécrétion hypophysaire des gonadotrophines : prudence et surveillance du statut hormonal. La suppression androgénique pouvant allonger l'intervalle QT, évaluer soigneusement l'association aux médicaments allongeant le QT ou pouvant induire des torsades de pointes : antiarythmiques de classe IA (quinidine, disopyramide) ou III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), méthadone, moxifloxacine, antipsychotiques… Pas d'étude formelle d'interaction ; interactions avec des médicaments courants, dont les histamino-libérateurs, non exclues.

Grossesse et allaitement

Femme en âge de procréer : contraception non hormonale efficace pendant le traitement jusqu'au retour des règles ; exclure une grossesse avant le traitement. Grossesse : données très limitées sans augmentation des malformations, suivi à long terme insuffisant, toxicité sur la reproduction chez l'animal : ne pas utiliser pendant la grossesse. Allaitement : passage dans le lait inconnu ; interrompre l'allaitement avant et pendant le traitement. Fertilité : effets surtout réversibles sur l'appareil reproducteur chez l'animal.

Effets indésirables

Conséquences attendues de la baisse de la testostérone ou des œstrogènes chez la plupart des patients : bouffées de chaleur, effet le plus fréquent (30 % des hommes, 75 à 100 % des femmes) ; impuissance et baisse de la libido chez 30 à 40 % des hommes ; chez plus de 10 % des femmes : saignements/spotting, sueurs, sécheresse vaginale et/ou dyspareunie, baisse de la libido, céphalées et troubles de l'humeur. Élévation initiale de la testostérone la première semaine : aggravation possible des symptômes (obstruction urinaire pouvant altérer la fonction rénale, douleurs osseuses métastatiques, compression médullaire, fatigue musculaire, œdème lymphatique des jambes, compression neurologique avec asthénie et paresthésies des jambes). Suite de la liste tronquée dans la base eMC.

Mécanisme d'action

Analogue de la gonadolibérine (code ATC L02AE04). Décapeptide de synthèse analogue de la GnRH naturelle, stimulant l'hypophyse plus fortement et plus longtemps que la gonadoréline. L'augmentation initiale de LH et de FSH élève transitoirement la testostérone (homme) ou les œstrogènes (femme) ; l'administration prolongée inhibe la sécrétion hypophysaire de LH et de FSH, d'où une chute de l'estradiol aux valeurs postménopausiques et de la testostérone aux valeurs de castration (hypogonadisme hypogonadotrope) ; chez l'enfant atteint de puberté précoce, retour aux valeurs prépubères. DHEAS plasmatique non modifié.

Pharmacocinétique

Concentrations plasmatiques déterminées par la lente dégradation du polymère poly-(D,L-lactide-co-glycolide). Après injection IM ou SC : pic dans les premières heures, baisse nette en 24 heures, second maximum au 4e jour, puis décroissance biexponentielle sous le seuil de détection après 44 jours (IM) ou 65 jours (SC, avec une montée plus progressive et des concentrations un peu plus basses). Pas d'accumulation sur 6 mois avec une injection tous les 28 jours ; valeurs résiduelles d'environ 100 pg/ml avant l'injection suivante. La fraction non disponible systémiquement serait métabolisée au site d'injection. (Rubrique tronquée dans la base eMC.)

Conservation

Au réfrigérateur (2 °C à 8 °C), dans l'emballage extérieur.

Source

RCP (SmPC) eMC/MHRA, GONAPEPTYL Depot 3,75 mg (triptoréline), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4.

Noms commerciaux au Congo