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Nom commercial : CORTANCYL 20MG CP B/20 (CIP 3328385). Principe actif : Prednisone.

Prednisone

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Corticoïde - usage systémique.

Indications

Corticoïde utilisé pour son effet anti-inflammatoire et, à forte dose, immunosuppresseur, chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans (et de plus de 20 kg pour le comprimé à 5 mg). Principales indications : collagénoses et connectivites (lupus, vascularites, polymyosite, sarcoïdose viscérale) ; dermatoses bulleuses auto-immunes sévères, formes graves d'angiomes du nourrisson, certaines urticaires aiguës ; poussées de rectocolite hémorragique et de maladie de Crohn, hépatite auto-immune, hépatite alcoolique aiguë sévère prouvée ; thyroïdite de De Quervain sévère, certaines hypercalcémies ; purpura thrombopénique immunologique sévère, anémie hémolytique auto-immune, hémopathies lymphoïdes (avec chimiothérapie) ; péricardite tuberculeuse et tuberculoses graves, pneumocystose avec hypoxie sévère ; nausées des chimiothérapies ; syndrome néphrotique, néphropathie lupique, vascularites rénales ; myasthénie, œdème cérébral tumoral, poussée de sclérose en plaques (en relais de la voie IV), syndrome de West ; uvéites sévères ; polypose nasosinusienne, rhinite allergique saisonnière en cure courte, laryngite sous-glottique de l'enfant ; asthme persistant (cure courte) et exacerbations d'asthme dont asthme aigu grave, sarcoïdose, fibroses pulmonaires ; polyarthrite rhumatoïde, pseudo-polyarthrite rhizomélique et maladie de Horton, rhumatisme articulaire aigu ; prévention et traitement du rejet de greffe et de la réaction du greffon contre l'hôte.

Posologie

Voie orale, comprimés avalés avec un peu d'eau au cours du repas ; réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 6 ans. Adulte : traitement d'attaque 0,35 à 1,2 mg/kg/jour (0,75 à 1,2 mg/kg/jour dans les maladies inflammatoires graves) ; entretien 5 à 15 mg/jour. Enfant : attaque 0,5 à 2 mg/kg/jour ; entretien 0,25 à 0,5 mg/kg/jour ; schéma à jour alterné possible après contrôle de la maladie pour limiter le retard de croissance. Poursuivre la dose d'attaque jusqu'au contrôle durable, puis décroissance lente (environ 10 % tous les 8 à 15 jours) jusqu'au sevrage ou à la dose minimale efficace. Traitement prolongé à forte dose : premières doses en 2 prises, puis prise unique le matin. Cures de moins de 10 jours : arrêt sans décroissance. En fin de cure prolongée (5 à 7 mg/jour), relais possible par 20 mg/jour d'hydrocortisone jusqu'à reprise de la fonction corticotrope ; en cas de stress (chirurgie, traumatisme, infection), augmenter ou reprendre un traitement substitutif.

Contre-indications

Généralement contre-indiqué (aucune contre-indication absolue pour une corticothérapie d'indication vitale) : hypersensibilité à la prednisone ou à l'un des excipients ; tout état infectieux, hors indications spécifiées ; certaines viroses en évolution (hépatites, herpès, varicelle, zona) ; états psychotiques non contrôlés ; vaccins vivants, jusqu'à 3 mois après l'arrêt de la corticothérapie.

Mises en garde et précautions

Anguillulose maligne : chez tout sujet venant d'une zone d'endémie (régions tropicales et subtropicales), examen parasitologique des selles et traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie. Rechercher un foyer infectieux, notamment tuberculeux, avant traitement (prophylaxie si séquelles de tuberculose mal traitée) ; la corticothérapie masque les signes d'infection ; éviter le contact avec la varicelle et la rougeole. Surveillance renforcée chez le sujet âgé et en cas d'ulcère (traitement anti-ulcéreux associé), de colite, de diverticulite, d'insuffisance rénale ou hépatique, d'ostéoporose, de myasthénie. Traitement prolongé : régime pauvre en sucres rapides et riche en protéines, réduction du sel au-delà de 15-20 mg/jour, apport de calcium et de vitamine D, potassium si fortes doses ; diabète et HTA peuvent se déséquilibrer. Ne jamais arrêter brutalement après un traitement prolongé (insuffisance surrénale aiguë, rechute, syndrome de sevrage). Examen ophtalmologique en cas de trouble visuel. Risque de crise rénale sclérodermique à partir de 15 mg/jour, de crise de phéochromocytome, de paralysie périodique thyrotoxique et de syndrome de lyse tumorale. Contient du lactose.

Interactions

Contre-indiqués : vaccins vivants atténués (au-delà de 10 mg/jour d'équivalent prednisone pendant plus de 2 semaines, ou bolus) — maladie vaccinale généralisée, jusqu'à 3 mois après l'arrêt. Déconseillés : aspirine à dose anti-inflammatoire (risque hémorragique) ; inhibiteurs puissants du CYP3A (itraconazole, clarithromycine, érythromycine, ritonavir, cobicistat) — effets systémiques majorés ; mifamurtide. Précautions d'emploi : anticoagulants oraux (surveiller l'INR au 8e jour puis tous les 15 jours) ; autres hypokaliémiants (diurétiques, laxatifs stimulants, amphotéricine B IV) ; digoxine ; médicaments donnant des torsades de pointes (corriger la kaliémie, ECG) ; inducteurs enzymatiques (efficacité des corticoïdes diminuée) ; isoniazide ; cobimétinib ; antidiabétiques (insuline, metformine, sulfamides : efficacité diminuée). À prendre en compte : fluoroquinolones (tendinopathie), AINS (ulcère, hémorragie), aspirine à dose antalgique, héparines ; antiacides et topiques gastro-intestinaux à prendre à plus de 2 heures.

Grossesse et allaitement

Grossesse : passage transplacentaire ; effet tératogène variable chez l'animal (fentes palatines) et risque possiblement augmenté de fente labiale et/ou palatine après exposition au 1er trimestre. À n'utiliser que si le bénéfice pour la mère l'emporte sur les risques pour le fœtus ; en traitement prolongé, léger retard de croissance intra-utérin possible et, très rarement, insuffisance surrénale néonatale à fortes doses : surveillance clinique et biologique du nouveau-né. Allaitement : excrétion dans le lait ; déconseillé en cas de traitement chronique à doses importantes.

Effets indésirables

Surtout à fortes doses ou en traitement prolongé. Immunité : immunosuppression (infections bactériennes, virales, fongiques, parasitaires ; réactivation d'infections latentes), réactions allergiques dont anaphylaxie. Endocrinien et métabolique : syndrome de Cushing iatrogène, freination de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et atrophie surrénalienne parfois définitive, intolérance au glucose ou diabète, retard de croissance chez l'enfant, syndrome de sevrage, hypokaliémie, alcalose métabolique, rétention hydrosodée, syndrome de lyse tumorale (hémopathies malignes). Os et muscles : atrophie et faiblesse musculaires, ostéoporose, fractures dont tassements vertébraux, ostéonécrose des têtes fémorales, exceptionnelles ruptures tendineuses. Digestif : ulcères gastroduodénaux, perforations et hémorragies digestives, pancréatites aiguës (surtout chez l'enfant). Peau : atrophie cutanée, acné, purpura, ecchymoses, hypertrichose, retard de cicatrisation. Psychiatrique : euphorie, insomnie, excitation, accès maniaques, états confusionnels, psychose, dépression à l'arrêt. Autres : hypertension intracrânienne, convulsions, vision floue, glaucome, cataracte, choriorétinopathie, hypertension artérielle, œdèmes, thromboses, insuffisance cardiaque, crise rénale sclérodermique, leucocytose, troubles des règles.

Mécanisme d'action

Glucocorticoïde de synthèse à usage systémique (code ATC H02AB07) utilisé principalement pour son effet anti-inflammatoire ; à forte dose, diminue la réponse immunitaire. Effets métaboliques et de rétention sodée moindres que ceux de l'hydrocortisone.

Pharmacocinétique

Absorption orale rapide ; pic plasmatique en 1 à 2 heures. Demi-vie plasmatique d'environ 3,4 à 3,8 heures. Métabolisme hépatique. Élimination urinaire sous forme de métabolites conjugués (80 %) et de prednisolone inchangée (20 %).

Conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Source

RCP ANSM/BDPM, CORTANCYL 5 mg, comprimé sécable (CIS 60492702), rubriques 4.1 à 4.9, 5.1, 5.2 et 6.4.

Noms commerciaux au Congo