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Nom commercial : DIAMICRON 60MG CP B/150 (CIP 8175319). Principe actif : Gliclazide.

Gliclazide

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antidiabétique oral - sulfamide hypoglycémiant.

Indications

Diabète non insulinodépendant (type 2) de l'adulte, lorsque le régime alimentaire, l'exercice physique et la réduction pondérale seuls ne suffisent pas à obtenir l'équilibre glycémique. Peut être associé aux biguanides, aux inhibiteurs de l'alpha-glucosidase ou à l'insuline (sous stricte surveillance médicale).

Posologie

Comprimé sécable à libération modifiée de 60 mg : ½ à 2 comprimés par jour (30 à 120 mg) en une seule prise orale au petit déjeuner ; avaler sans écraser ni mâcher. Sujet de plus de 65 ans : même schéma. Insuffisance rénale légère à modérée : même schéma avec surveillance attentive. Patients à risque d'hypoglycémie (dénutrition, pathologie endocrinienne sévère ou mal compensée — insuffisance antéhypophysaire, hypothyroïdie, insuffisance surrénale —, sevrage d'une corticothérapie prolongée ou à forte dose, pathologie vasculaire sévère) : débuter systématiquement à 30 mg/jour.

Contre-indications

Hypersensibilité au gliclazide, aux autres sulfonylurées ou aux sulfamides, ou à l'un des excipients. Diabète de type 1. Précoma et coma diabétiques, acidocétose diabétique. Insuffisance rénale ou hépatique sévère (recourir à l'insuline). Traitement par le miconazole. Allaitement.

Mises en garde et précautions

Risque d'hypoglycémie, parfois prolongée : n'utiliser que chez un patient pouvant s'alimenter régulièrement (petit déjeuner compris) ; facteurs favorisants : repas irréguliers ou sautés, dénutrition, insuffisance rénale ou hépatique, pathologies endocriniennes, sevrage d'une corticothérapie, alcool, interactions. Des cas de porphyrie aiguë ont été décrits avec d'autres sulfonylurées chez les patients porphyriques. Renforcer l'autosurveillance glycémique lors de l'ajout ou de l'arrêt d'un médicament interagissant. Interrompre le traitement en cas d'ictère cholestatique.

Interactions

Contre-indiqué : miconazole (voie générale, gel buccal) — hypoglycémie, voire coma. Déconseillés : phénylbutazone (effet hypoglycémiant majoré) ; alcool et médicaments contenant de l'alcool (risque de coma hypoglycémique) ; danazol (effet diabétogène). Précautions d'emploi — risque d'hypoglycémie : autres antidiabétiques (insuline, acarbose, metformine, glitazones, inhibiteurs de la DPP-4, agonistes du GLP-1), bêtabloquants, fluconazole, IEC (captopril, énalapril), anti-H2, IMAO, sulfonamides, clarithromycine, AINS ; risque d'hyperglycémie : chlorpromazine à forte dose, glucocorticoïdes et tétracosactide, ritodrine, salbutamol et terbutaline IV, millepertuis (exposition au gliclazide diminuée) ; dysglycémie : fluoroquinolones. À prendre en compte : anticoagulants (warfarine) — effet anticoagulant majoré.

Grossesse et allaitement

Grossesse : données limitées (moins de 300 grossesses) ; pas d'effet tératogène chez l'animal ; par précaution, éviter le gliclazide pendant la grossesse. Les antidiabétiques oraux ne sont pas appropriés : l'insuline est le traitement de choix, avec relais dès que la grossesse est envisagée ou découverte ; équilibrer le diabète avant la conception. Allaitement : contre-indiqué (risque d'hypoglycémie néonatale).

Effets indésirables

Effet le plus fréquent : hypoglycémie, surtout en cas de repas irréguliers ou sautés (céphalées, faim intense, nausées, fatigue, troubles du sommeil, agitation, confusion, troubles visuels et de la parole, tremblements, convulsions, somnolence, perte de connaissance voire coma, parfois fatal ; signes adrénergiques : sueurs, anxiété, tachycardie, palpitations, angor). Troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements, dyspepsie, diarrhée, constipation), réduits par la prise au petit déjeuner. Plus rarement : éruptions cutanéo-muqueuses (rash, prurit, urticaire, angio-œdème, réactions bulleuses dont syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique, exceptionnellement DRESS) ; troubles hématologiques rares et réversibles (anémie, leucopénie, thrombopénie, granulocytopénie) ; élévation des enzymes hépatiques, hépatites isolées ; troubles visuels transitoires en début de traitement. Effets de classe : agranulocytose, anémie hémolytique, pancytopénie, vascularite allergique, hyponatrémie, insuffisance hépatique (cholestase, ictère).

Mécanisme d'action

Sulfamide hypoglycémiant dérivé de l'urée (code ATC A10BB09) possédant un hétérocycle azoté : stimule la sécrétion d'insuline par les cellules bêta des îlots de Langerhans. Chez le diabétique de type 2, restaure le pic précoce d'insulinosécrétion et augmente la seconde phase. Diminue également le processus de microthrombose.

Pharmacocinétique

Absorption complète, non modifiée par l'alimentation ; forme à libération modifiée : concentration croissante jusqu'à la 6e heure puis plateau entre la 6e et la 12e heure, concentration efficace maintenue 24 heures avec une prise par jour. Liaison aux protéines d'environ 95 % ; volume de distribution d'environ 30 litres. Métabolisme principalement hépatique. Demi-vie d'élimination de 12 à 20 heures. Paramètres non modifiés de façon significative chez le sujet âgé.

Conservation

Température ambiante

Source

RCP ANSM/BDPM, DIAMICRON 60 mg, comprimé sécable à libération modifiée (CIS 68831670), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1 et 5.2.

Noms commerciaux au Congo