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Nom commercial : PALUVA PLUS 60MG INJ B/1 (CIP 8596943). Principe actif : Artesunate + Sodium chlorure + Sodium bicarbonate.

Artesunate + Sodium chlorure + Sodium bicarbonate

Fiche sourcée à partir du RCP officiel. Classe : Antipaludéen injectable (kit de reconstitution).

Indications

Traitement initial du paludisme grave de l'adulte et de l'enfant, en tenant compte des recommandations officielles sur l'utilisation des antipaludiques ; toujours suivi d'un traitement antipaludique oral complet.

Posologie

À utiliser après avis d'un médecin expérimenté dans la prise en charge du paludisme. Adulte et enfant (de la naissance à moins de 18 ans) : 2,4 mg/kg en injection intraveineuse à 0, 12 et 24 heures ; après au moins 3 doses, si la voie orale n'est pas tolérée, poursuivre 2,4 mg/kg toutes les 24 heures (à partir de la 48e heure). Arrêter dès que la voie orale est tolérée et prescrire une cure complète d'une association antipaludique orale appropriée. Pas d'adaptation chez le sujet âgé, en cas d'insuffisance rénale ou hépatique, ni selon l'âge ou le poids chez l'enfant. Injection IV lente (bolus de 1 à 2 minutes) après reconstitution avec le solvant fourni ; solution instable, à utiliser dans les 1,5 heure : calculer la dose (poids en kg × 2,4 mg) et le nombre de flacons avant la reconstitution.

Contre-indications

Hypersensibilité à l'artésunate, à un autre dérivé de l'artémisinine ou à l'un des excipients.

Mises en garde et précautions

Réactions allergiques dont anaphylaxie. Hémolyse retardée post-artésunate (baisse de l'hémoglobine au moins 7 jours, parfois plusieurs semaines après le début) : surveiller l'anémie hémolytique pendant 4 semaines, surtout en cas d'hyperparasitémie et chez le jeune enfant ; test direct à l'antiglobuline à envisager. Réticulocytopénie réversible. Ne traite pas les formes hépatiques dormantes : en cas de P. vivax ou P. ovale, ajouter un traitement actif sur les hypnozoïtes. Données insuffisantes chez le nourrisson de moins de 6 mois (exposition probablement plus élevée) et après 65 ans. Teneur en sodium : 193 mg par dose chez un adulte de 60 kg.

Interactions

Aucune étude d'interaction clinique. Inhibiteurs puissants des UGT (axitinib, vandétanib, imatinib, diclofénac) : exposition à la DHA augmentée, association à éviter si possible. Inducteurs des UGT (névirapine, ritonavir, rifampicine, carbamazépine, phénytoïne) : exposition à la DHA diminuée, risque de perte d'efficacité, association à éviter. La DHA induit le CYP3A et inhibe le CYP1A2 : prudence avec les substrats à marge thérapeutique étroite.

Grossesse et allaitement

1er trimestre : expérience limitée, risque fœtal non exclu (toxicité sur la reproduction chez l'animal) ; non recommandé sauf si le bénéfice pour la mère l'emporte. 2e et 3e trimestres : 300 à 1 000 grossesses exposées sans effet malformatif ni toxicité fœtale ou néonatale ; par précaution, préférable d'éviter. Allaitement : la DHA passe dans le lait ; mettre en balance le bénéfice de l'allaitement et le risque d'exposition de l'enfant.

Effets indésirables

Anémie (effet le plus fréquent, liée aussi à la maladie) ; hémolyse retardée post-artésunate très fréquente après traitement efficace du paludisme grave (voyageurs, jeunes enfants), parfois sévère au point de nécessiter une transfusion ; réticulocytopénie réversible fréquente ou très fréquente. Autres effets rapportés : anémie hémolytique immune, anaphylaxie, anorexie, vertiges, dysgueusie, céphalées, allongement du QT, bradycardie, bouffées vasomotrices, hypotension, phlébite, toux, rhinite, douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, nausées, constipation, hyperbilirubinémie, ictère.

Mécanisme d'action

Antipaludique dérivé de l'artémisinine (code ATC P01BE03) : le pont endoperoxyde de la dihydroartémisinine (DHA), clivé par le fer, génère des radicaux libres qui alkylent les protéines du parasite et détruisent ses membranes. Activité in vitro comparable sur P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae et P. knowlesi ; la sensibilité diminuée (clairance parasitaire ralentie) est associée aux mutations du gène K13. Dans les essais SEAQUAMAT (Asie) et AQUAMAT (enfants africains), l'artésunate IV a réduit la mortalité du paludisme grave par rapport à la quinine (de 22,4 % à 14,7 % et de 10,9 % à 8,5 %).

Pharmacocinétique

Après injection IV, l'artésunate est éliminé du sang en quelques minutes (demi-vie d'environ 15 minutes) par transformation en DHA (estérases sanguines et CYP2A6). DHA : demi-vie d'environ 80 minutes, liaison aux protéines d'environ 93 %, concentrations très élevées dans les hématies parasitées ; conjugaison en glucuronides inactifs (UGT1A9) éliminés dans les urines en quelques heures.

Conservation

Pas de précautions particulières de conservation ; solution reconstituée à utiliser dans les 1,5 heure.

Source

RCP européen (EMA), Artesunate Amivas, poudre et solvant pour solution injectable (EMEA/H/C/005550), rubriques 4.1 à 4.8, 5.1, 5.2 et 6.4 ; traduction française.

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