Africa Medical DataUne plateforme de santé pour tous

Hépatite B

Infection du foie par le virus de l'hépatite B, le plus souvent silencieuse. Contractée à la naissance ou dans la petite enfance, elle devient presque toujours chronique et peut conduire, après des années, à une cirrhose ou à un cancer du foie. Un vaccin sûr et efficace existe, à donner dès la naissance ; l'hépatite B chronique se dépiste par une simple prise de sang et se traite par des comprimés.

Autres noms : VHB, Infection par le virus de l'hépatite B, Hépatite virale B. CIM-10 : B16–B18.1. Système : Maladies infectieuses et parasitaires, Maladies de l'appareil digestif.

Définition

L'hépatite B est une infection du foie provoquée par le virus de l'hépatite B (VHB). L'infection peut être aiguë (sévère et de courte durée) ou chronique (de longue durée) ; l'hépatite B chronique expose à un risque élevé de décès par cirrhose ou cancer du foie [1].

On parle d'infection chronique lorsque l'antigène de surface du virus (AgHBs) reste présent dans le sang pendant plus de 6 mois [3].

Causes et mécanisme

Le VHB est un virus à ADN [3]. Il se multiplie dans les cellules du foie (hépatocytes) ; il ne les détruit pas directement : les lésions du foie sont dues à l'inflammation et à la destruction des cellules infectées par le système immunitaire. Cette inflammation persistante entraîne une fibrose progressive, qui aboutit souvent à une cirrhose [4].

Le risque que l'infection devienne chronique dépend surtout de l'âge auquel on est infecté : environ 90 % si l'infection survient chez le nourrisson, 30 % entre 1 et 5 ans, et 5 % au plus chez l'adolescent et l'adulte en bonne santé [3]. L'OMS indique de même environ 95 % chez le nourrisson et le jeune enfant, contre moins de 5 % chez l'adulte [1].

Au Congo, les génotypes viraux les plus fréquents sont les génotypes E et A : chez 82 malades de Pointe-Noire dont le virus a été génotypé, 70,7 % avaient un génotype E et 29,3 % un génotype A [10].

Transmission et facteurs de risque

Le virus se transmet par contact avec le sang ou d'autres liquides biologiques d'une personne infectée (sang, sperme, sécrétions vaginales, salive, écoulements menstruels), en présence de coupures et de plaies ouvertes [1].

  • De la mère à l'enfant, à la naissance (transmission périnatale) : c'est le mode le plus fréquent dans les zones de forte endémie [1]. Sans prévention, le bébé est infecté dans 70 à 90 % des cas si la mère est porteuse de l'AgHBs et de l'AgHBe, et dans 5 à 20 % des cas si elle est AgHBs positive mais AgHBe négative [3]. Au Congo, la transmission mère-enfant est considérée comme le mode le plus important [7].
  • Entre enfants, pendant les 5 premières années de vie, par contact avec des coupures et des plaies ouvertes [1].
  • Par voie sexuelle, surtout chez les personnes non vaccinées ayant plusieurs partenaires [1].
  • Par le sang : piqûres d'aiguilles, tatouages, piercings, partage ou réutilisation d'aiguilles, de seringues ou d'objets tranchants contaminés, dans les établissements de soins, dans la communauté ou lors de la consommation de drogues injectables [1].
  • Chez les soignants : dans une étude menée en 2022 dans deux hôpitaux de référence de Brazzaville, 40 % des soignants avaient déjà subi un accident d'exposition au sang, ce qui multipliait par 7 environ le risque d'infection par le VHB [8].

Épidémiologie

Monde. L'OMS estime que 240 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2024 ; on compte 0,9 million de nouvelles infections par an et environ 1,1 million de décès en 2024, dus principalement à la cirrhose et au cancer primitif du foie [1]. En 2024, seules 27 % des personnes infectées se savaient porteuses du virus et 4,3 % recevaient un traitement antiviral [1].

Afrique. La Région africaine de l'OMS compte 64 millions de personnes atteintes d'infection chronique [1]. En 2022, 62,7 % (771 000) des 1,2 million de nouvelles infections chroniques dans le monde y sont survenues [6]. En 2024, la prévalence de l'infection chronique chez les enfants de moins de 5 ans y était de 1,4 %, loin de la cible de 0,1 % fixée pour 2030, en raison d'une prévalence élevée chez les femmes enceintes, d'une couverture vaccinale insuffisante et d'un accès limité à la vaccination à la naissance [1]. En 2022, seules 4,2 % des personnes infectées y avaient été diagnostiquées [4].

République du Congo. Le pays est considéré comme une zone d'hyperendémie : selon une revue de 2017, la prévalence de l'AgHBs dépassait 6 % dans les études disponibles, menées surtout chez les donneurs de sang [7]. Chez les donneurs de sang, une étude citée par cette revue rapportait 10,8 % à Pointe-Noire, 9,3 % à Nkayi, 8,9 % à Dolisie, 5,9 % à Madingou et 5,2 % à Mouyondzi [7].

Population étudiée (République du Congo)Prévalence de l'infection par le VHB
Professionnels de santé de deux hôpitaux de référence de Brazzaville (Talangaï et Makélékélé), 2022, 107 personnes7,48 % [8]
Travailleuses du sexe de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi et Pokola, 2011-2012, 805 personnes4,2 % (ville la plus touchée : Pointe-Noire) [9]
Donneurs de sang de plusieurs localités (Pointe-Noire, Nkayi, Dolisie, Madingou, Mouyondzi)De 5,2 % à 10,8 % selon la localité ; année de l'étude non précisée dans la revue [7]

Signes cliniques

La plupart des personnes nouvellement infectées ne présentent aucun symptôme [1].

Certaines font une hépatite aiguë, avec des symptômes qui durent plusieurs semaines [1] :

  • jaunissement de la peau et des yeux (ictère) [1] ;
  • urines foncées [1] ;
  • fatigue prononcée [1] ;
  • nausées et vomissements [1] ;
  • douleurs abdominales [1].

L'hépatite B chronique reste longtemps silencieuse : au Congo, la plupart des porteurs du virus l'ignorent [7].

Signes de gravité

Dans les cas sévères, l'hépatite B aiguë peut provoquer une insuffisance hépatique susceptible d'entraîner la mort [1].

L'hépatite B chronique peut évoluer vers une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie), maladies qui peuvent être mortelles [1].

Une co-infection par le virus de l'hépatite D accélère l'évolution vers la cirrhose et le cancer du foie et augmente la mortalité [12].

Une hépatite aiguë sévère peut provoquer une insuffisance hépatique mortelle : un jaunissement des yeux ou de la peau, des urines foncées ou une grande fatigue doivent faire consulter rapidement [1].

Diagnostic

Diagnostic clinique

Le tableau clinique ne permet pas à lui seul de distinguer une hépatite B d'une hépatite due à d'autres virus : le diagnostic doit toujours être confirmé en laboratoire [1].

Le diagnostic repose sur la recherche de l'AgHBs dans le sang ; en cas de suspicion d'infection aiguë, on recherche en plus les anticorps IgM anti-HBc, utiles pendant la « fenêtre » où ni l'AgHBs ni les anticorps anti-HBs ne sont détectables [2].

Qui dépister ? Là où la prévalence de l'AgHBs dans la population générale est d'au moins 2 % — ce qui est le cas au Congo [7] — l'OMS recommande de proposer le dépistage de l'AgHBs à tous les adultes [1]. Dans tous les pays, elle recommande un dépistage ciblé des personnes chez qui l'on soupçonne une maladie du foie, des donneurs de sang et de toutes les femmes enceintes, ainsi que de groupes à haut risque : partenaires et proches de personnes infectées, agents de santé, personnes vivant avec le VIH, personnes détenues, travailleurs et travailleuses du sexe, consommateurs de drogues injectables, entre autres [1].

Une fois l'infection confirmée, le bilan doit évaluer la multiplication du virus (ADN viral) et l'atteinte du foie (transaminases, plaquettes, élastométrie) pour décider du traitement [2].

Examens biologiques

Les principaux marqueurs sanguins et leur signification sont les suivants [2,3] :

ExamenCe qu'il indique
AgHBs (antigène de surface)Infection en cours [3]. Positif plus de 6 mois : infection chronique [3].
Anticorps anti-HBsImmunité [3].
Anticorps anti-HBc (totaux)Infection en cours ou ancienne [3].
IgM anti-HBcInfection aiguë, notamment pendant la période où ni l'AgHBs ni les anti-HBs ne sont détectables [2].
AgHBe et anticorps anti-HBeLeur évolution dans le temps aide à préciser la forme clinique et la phase de l'infection, mais leur interprétation est délicate [11]. Une mère AgHBe positive transmet beaucoup plus souvent le virus à son enfant [3].
ADN du VHB (charge virale)Mesure l'intensité de la multiplication du virus et guide la décision de traitement [2,3]. Le seuil de 2 000 UI/mL est utilisé par les recommandations [4].
Transaminases (ALAT), plaquettes, score APRIÉvaluent l'inflammation et la fibrose du foie [2]. Pour l'OMS, une fibrose significative est retenue au-delà d'un score APRI de 0,5 [4].
Anticorps anti-VHD, puis ARN du VHDRecherche d'une co-infection par l'hépatite D ; les lignes directrices OMS 2024 recommandent un dépistage « réflexe » de l'hépatite D chez les personnes AgHBs positives [12].

L'infection chronique évolue par phases définies par l'AgHBe, l'ADN viral et les transaminases : infection chronique AgHBe positive (charge virale élevée, peu d'inflammation, fréquente après une infection à la naissance), hépatite chronique AgHBe positive, infection chronique AgHBe négative (ADN viral inférieur à 2 000 UI/mL, transaminases normales) et hépatite chronique AgHBe négative, plus agressive. Beaucoup de malades ne rentrent dans aucune de ces catégories (phase « indéterminée ») [4,5].

Moins de 30 % des pays à revenu faible ou intermédiaire ont accès aux tests de mesure de l'ADN viral [5]. Au Congo, le dépistage coûtait environ 30 000 FCFA et le bilan biologique complet 450 000 à 500 000 FCFA selon la revue de 2017 [7].

La prévalence de l'infection par le VHB chez les personnes vivant avec le VIH est estimée à 7,4 % dans le monde : les deux infections doivent être recherchées ensemble [1].

Tests de diagnostic rapide

Des tests rapides (au point de soins) de recherche de l'AgHBs existent ; avec la mesure de l'ADN viral au point de soins, ils sont recommandés là où ils sont disponibles en raison de leur excellente précision diagnostique [5].

Dans l'étude menée chez les soignants de Brazzaville, le dépistage par test rapide était suivi d'une confirmation par technique ELISA au laboratoire [8].

Imagerie

L'échographie et l'élastométrie (mesure de la dureté du foie) permettent d'évaluer le degré de fibrose et de suivre l'évolution [1]. Pour l'OMS, une élasticité hépatique supérieure à 7 kPa signe une fibrose significative [4].

Les personnes à haut risque de cancer du foie doivent être surveillées par échographie et dosage de l'alpha-fœtoprotéine tous les 6 mois [3].

Diagnostic différentiel

Le tableau clinique ne permet pas de distinguer l'hépatite B des hépatites dues à d'autres virus [1] ; les médicaments peuvent aussi atteindre le foie [14]. Principales causes à évoquer :

Maladie à évoquerÉléments à connaître
Hépatites A et ETransmises par l'eau et les aliments contaminés ; elles ne deviennent pas chroniques [7]. Le tableau clinique ne permet pas de les distinguer de l'hépatite B : seuls les examens le permettent [1].
Hépatite CTransmise par le sang, elle peut aussi devenir chronique ; à Brazzaville, 3,74 % des soignants étudiés en 2022 étaient infectés par le VHC [8,7].
Hépatite D (delta)Co-infection à rechercher chez les personnes porteuses de l'AgHBs ; elle accélère l'évolution vers la cirrhose et le cancer du foie [12].
Hépatite médicamenteuse, notamment due aux antituberculeuxAu Centre antituberculeux de Brazzaville, 22,6 % des malades sous traitement de la tuberculose avaient des transaminases élevées et 7,5 % une atteinte hépatique d'origine médicamenteuse [14].
Co-infection par le VIHFréquente (7,4 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde) ; le ténofovir inclus dans le traitement du VIH est aussi actif contre le VHB [1].

Évolution, complications et pronostic

La plupart des hépatites B aiguës guérissent [1]. L'hépatite B chronique peut au contraire évoluer vers une maladie du foie progressive [1] : sans traitement, le risque de cirrhose à 5 ans est de 8 à 15 %, et chez les malades atteints de cirrhose, le cancer du foie survient chaque année chez 3 à 5 % d'entre eux [3].

Dans une série de 111 malades porteurs d'une hépatite B chronique suivis à Pointe-Noire, 33 avaient une cirrhose et 19 un carcinome hépatocellulaire [10].

Dans les pays à faible revenu, la plupart des personnes atteintes d'un cancer du foie consultent à un stade tardif et décèdent dans les mois qui suivent le diagnostic [1].

Le traitement antiviral ralentit la progression de la cirrhose, réduit d'environ moitié le risque de cancer du foie et améliore la survie à long terme [1,3].

Traitement

Hépatite B aiguë. Il n'existe pas de traitement spécifique : les soins visent à soulager les symptômes, avec une alimentation saine et une hydratation suffisante pour compenser les vomissements et la diarrhée [1].

Hépatite B chronique. Elle se traite par des antiviraux oraux, notamment le ténofovir ou l'entécavir [1]. Les traitements de référence sont des analogues nucléos(t)idiques — entécavir, ténofovir disoproxil fumarate et ténofovir alafénamide — qui rendent le virus indétectable dans le sang et normalisent les transaminases chez la plupart des malades, mais éliminent rarement l'infection ; la résistance à ces médicaments est exceptionnelle [4]. L'interféron pégylé est une autre option ; aucun de ces traitements n'éradique le virus [2,3].

La plupart des personnes qui commencent un traitement devront le poursuivre à vie [1]. Arrêter le traitement ou le prendre irrégulièrement expose à de graves poussées d'hépatite et à une décompensation du foie : un accompagnement à l'observance est indispensable [4].

Qui traiter ? (lignes directrices OMS 2024). Le traitement est indiqué dans l'une des situations suivantes [4] :

  • fibrose significative ou cirrhose (fibrose ≥ F2), quels que soient l'ADN viral et les transaminases [4] ;
  • ADN viral supérieur à 2 000 UI/mL avec des transaminases (ALAT) au-dessus de la normale [4] ;
  • présence d'une co-infection, antécédents familiaux de cirrhose ou de cancer du foie, immunodépression, maladies associées (diabète, stéatose hépatique métabolique) ou manifestations extrahépatiques [4] ;
  • lorsque la mesure de l'ADN viral n'est pas disponible : AgHBs positif avec des transaminases durablement élevées, c'est-à-dire deux valeurs au-dessus de la normale sur une période de 6 à 12 mois [4,5].

Ces critères élargis devraient rendre éligibles au traitement environ 50 % des personnes porteuses de l'AgHBs, contre 8 à 15 % auparavant [5,1]. En dehors de ces situations, une surveillance régulière est recommandée [4].

Tolérance. Le ténofovir disoproxil fumarate peut atteindre le rein (jusqu'à 5 % des malades) et diminuer la densité osseuse, effets absents avec le ténofovir alafénamide ; un changement de médicament corrige habituellement ces effets [4].

Co-infection VIH. Le ténofovir, inclus dans les associations recommandées en première intention contre le VIH, est également actif contre le VHB [1]. Au Congo, la revue de 2017 indiquait qu'il n'existait pas de traitement spécifique de l'hépatite B dans le pays et que des antirétroviraux actifs sur le VHB étaient utilisés [7].

Médicaments de la base Africa Medical Data : ténofovir disoproxil fumarate. L'entécavir et le ténofovir alafénamide seul ne figurent pas dans la base (le ténofovir alafénamide n'y est présent qu'en association contre le VIH), pas plus que l'interféron pégylé [1,4].

Les posologies ne figurent pas dans cette fiche : elles dépendent de l'âge, du poids, de la fonction rénale et du protocole national. Elles sont données dans la fiche de chaque médicament et doivent être fixées par le médecin qui assure le suivi [1].

Médicaments de la base cités dans cette fiche

Prévention

Vaccination. L'hépatite B est évitable par la vaccination [1]. Le nouveau-né doit recevoir le vaccin dès que possible après la naissance, dans les 24 heures, puis deux ou trois doses à au moins quatre semaines d'intervalle ; un rappel n'est généralement pas nécessaire après la série complète, et la protection dure au moins 20 ans, probablement toute la vie [1]. Dans le monde, la couverture par la dose de naissance n'était que de 45 % en 2024 [3]. Vaccin de la base : vaccin contre l'hépatite B (recombinant) [1].

Prévention de la transmission mère-enfant. La vaccination à la naissance associée aux immunoglobulines anti-hépatite B dans les 12 à 24 heures prévient environ 94 % des infections périnatales ; l'ajout d'un antiviral chez la femme enceinte ayant une charge virale élevée réduit la transmission à moins de 1 % [3,1]. Par exemple, dans un protocole évalué au Nigeria, les femmes ayant un ADN viral d'au moins 200 000 UI/mL ou un AgHBe positif recevaient du ténofovir disoproxil fumarate au troisième trimestre, et aucun enfant suivi n'était infecté à 9 mois [13]. D'où l'importance du dépistage de l'AgHBs chez toutes les femmes enceintes [1].

Au Congo. La revue de 2017 soulignait une couverture vaccinale contre le VHB faible ou inexistante, un vaccin payant (27 000 FCFA pour un adulte et 9 000 FCFA pour un enfant, pour trois doses) et la nécessité d'organiser le dépistage systématique des femmes enceintes et la vaccination des nouveau-nés [7]. La situation actuelle du programme de vaccination n'a pas pu être vérifiée dans les sources consultées [7].

Gestes de prévention [1] :

  • utiliser des préservatifs [1] ;
  • ne jamais partager d'aiguilles ni de matériel d'injection, de piercing ou de tatouage [1] ;
  • se laver soigneusement les mains à l'eau et au savon après un contact avec du sang ou des liquides biologiques [1] ;
  • pour les soignants : se faire vacciner [1] et réduire les accidents d'exposition au sang [8].

Sécurité transfusionnelle. L'OMS recommande de tester tous les dons de sang pour l'hépatite B [1], recommandation particulièrement importante au Congo compte tenu de la prévalence élevée chez les donneurs [7].

Quand consulter en urgence

Faites-vous dépister (simple prise de sang ou test rapide) si vous ne connaissez pas votre statut, si vous êtes enceinte, si un membre de votre famille ou votre partenaire est porteur du virus, ou si vous travaillez dans le soin [1].

Si vous êtes porteur de l'AgHBs, un suivi médical régulier est nécessaire, même sans symptôme, pour savoir si un traitement est utile [1,4].

Consultez rapidement en cas de jaunissement des yeux ou de la peau, d'urines foncées, de grande fatigue ou de douleurs abdominales [1]. Une femme enceinte porteuse du virus doit en parler à la sage-femme ou au médecin avant l'accouchement : son bébé doit être vacciné dans les 24 heures qui suivent la naissance [1,3].

Maladies associées

Sources et mise à jour

  1. OMS · Organisation mondiale de la Santé. Hépatite B (aide-mémoire). 2026. Version du 28 juillet 2026 (sections L'essentiel, Vue d'ensemble, Transmission, Symptômes, Co-infection, Diagnostic, Traitement, Prévention).
  2. Revue à comité de lecture · Jeng WJ, Papatheodoridis GV, Lok ASF. Hepatitis B. Lancet. 2023;401(10381):1039-1052. 2023. Résumé.
  3. Revue à comité de lecture · Jeng WJ, Yip TC, Lok AS. Hepatitis B: A Review. JAMA. 2026;335(21):1879-1892. 2026. Résumé.
  4. Revue à comité de lecture · Kennedy PT, Allweiss L, Bertoletti A, et al. Scientific and medical evidence informing expansion of hepatitis B treatment guidelines. Lancet Gastroenterol Hepatol. 2025;10(10):941-951. 2025. Sections « Natural history of CHB », « Current treatment paradigms », « Effects of the HBV treatment paradigm », « Risks from long-term NA therapy » (critères OMS 2024).
  5. Revue à comité de lecture · Saravanan S, Vignesh R, Shankar EM, et al. WHO 2024 Hepatitis B Guidelines: No more gray zone for low- and middle-income countries? An evaluation. Hepatol Forum. 2026;7(3):236-240. 2026. Sections sur les lignes directrices OMS 2024 et leur impact dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
  6. Revue à comité de lecture · Cui F, Faini D, Razavi-Shearer D, et al. The burden of chronic hepatitis B and C in 2022 and progress towards elimination: a global report. Lancet Gastroenterol Hepatol. 2026;11(6):509-520. 2026. Résumé (données OMS 2022).
  7. Revue à comité de lecture · Ghoma Linguissi LS, Nkenfou CN. Epidemiology of viral hepatitis in the Republic of Congo: review. BMC Res Notes. 2017;10(1):665. 2017. Introduction, résultats (épidémiologie, génotypes, programme national) et conclusion.
  8. Revue à comité de lecture · Malanda-Kiminou J, Got F, Malonga G. Hepatitis B and C viruses seroprevalence and risk factors among health care workers (HCWs) in referral hospitals in Brazzaville, Republic of Congo. Vopr Virusol. 2025;70(5):455-462. 2025. Résumé.
  9. Revue à comité de lecture · Niama FR, Loukabou Bongolo NC, Mayengue PI, et al. A study on HIV, Syphilis, and Hepatitis B and C virus infections among female sex workers in the Republic of Congo. Arch Public Health. 2017;75:21. 2017. Résumé.
  10. Revue à comité de lecture · Angounda BM, Ngouloubi GH, Dzia AB, et al. Molecular characterization of hepatitis B virus among chronic hepatitis B patients from Pointe Noire, Republic of Congo. Infect Agent Cancer. 2016;11:51. 2016. Résumé.
  11. Revue à comité de lecture · de Almeida Pondé RA. Dynamic profile of the HBeAg-anti-HBe system in acute and chronic hepatitis B virus infection: A clinical-laboratory approach. Mol Biol Rep. 2021;48(1):843-854. 2021. Résumé.
  12. Revue à comité de lecture · Li F, Tao Y, Fan C, et al. Double reflex testing for anti-HDV antibody following an HBsAg-positive test result and HDV RNA in those anti-HDV positive: a global systematic review and meta-analysis. EClinicalMedicine. 2026;91:103708. 2026. Résumé.
  13. Revue à comité de lecture · Ndububa D, Kuti O, Awowole I, et al. Prospective cohort study of prevention of mother to child transmission of hepatitis B infection and 9 months follow-up of hepatitis B-exposed infants at Ile-Ife, Nigeria. BMJ Open. 2022;12(11):e063482. 2022. Résumé (étude menée au Nigeria).
  14. Revue à comité de lecture · Ebata-Mboussa EF, Assiana DOE, Moyen N, et al. Anti-tuberculosis drug-induced hepatotoxicity among patients undergoing tuberculosis treatment at the Antituberculosis Center of Brazzaville, Republic of Congo. IJID Reg. 2026;19:100869. 2026. Résumé.

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 5 octobre 2028.