Loase (filaire Loa loa)
Infection chronique due à un ver filaire, Loa loa, transmis par les piqûres diurnes de taons dans les régions forestières et de savane d'Afrique centrale et de l'Ouest. Elle se manifeste par le passage d'un ver sous la conjonctive de l'œil et par des gonflements passagers de la peau (œdèmes de Calabar), mais elle peut aussi passer inaperçue. Le point de vigilance majeur : chez les personnes dont le sang contient beaucoup de microfilaires, certains traitements antiparasitaires, dont l'ivermectine, peuvent provoquer une atteinte grave du cerveau.
Autres noms : Filariose à Loa loa, Infection à Loa loa, Ver de l'œil africain. En anglais : Loiasis, African eye worm. CIM-10 : B74.3. Système : Maladies infectieuses et parasitaires.
Définition
La loase est une infection due au ver filaire Loa loa, un nématode qui vit dans les tissus situés sous la peau. Elle est répandue dans les régions rurales d'Afrique centrale et d'une partie de l'Afrique de l'Ouest [1].
Les vers adultes se déplacent sous la peau et, de façon spectaculaire, sous la conjonctive de l'œil, d'où le nom de « ver de l'œil africain ». Les femelles produisent des larves minuscules, les microfilaires, qui circulent dans le sang pendant la journée [1,6].
La loase a longtemps été considérée comme une maladie bénigne. Il est aujourd'hui établi qu'elle peut causer une morbidité importante et qu'une forte charge en microfilaires dans le sang est associée à une mortalité plus élevée [1,9].
Causes et mécanisme
La maladie est causée par le nématode Loa loa, transmis à l'être humain par des taons (« mouches de cerf ») du genre Chrysops ; les deux espèces vectrices citées dans les recommandations allemandes sont C. dimidiata et C. silacea [1].
Le ver adulte, qui vit plusieurs années dans les tissus de l'hôte (jusqu'à 20 ans ont été documentés), produit des microfilaires visibles dans le sang périphérique, mais seulement chez une partie des personnes infectées [1].
Chez 30 à 60 % des personnes infectées, aucune microfilaire n'est retrouvée dans le sang : on parle de loase « occulte ». Une telle absence peut s'expliquer par un seul ver, par des vers de même sexe, ou par des facteurs de l'hôte comme un bon contrôle immunitaire de la reproduction du ver [1].
Transmission et facteurs de risque
La loase se transmet par la piqûre d'un taon Chrysops infecté. Ces taons piquent de jour et vivent dans les forêts tropicales humides, les savanes voisines et les zones de transition entre les deux [1].
La transmission ne semble pas très efficace : l'infection est le plus souvent liée à une exposition prolongée dans les régions d'endémie [1]. Le défrichement, l'agriculture ou les plantations (hévéa, palmier à huile) peuvent modifier l'intensité de la transmission [1].
Il n'y a pas de transmission directe de personne à personne. Aucune transmission de la mère à l'enfant n'a été rapportée. Les vers adultes ne se transmettent pas par transfusion, car ils vivent dans les tissus et non dans le sang ; les microfilaires transfusées ne se multiplient pas chez le receveur et disparaissent en quelques jours ou semaines [1].
Épidémiologie
Zone touchée. La loase est endémique dans les régions rurales d'Afrique centrale et d'une partie de l'Afrique de l'Ouest, de la République du Bénin à l'ouest jusqu'à l'Ouganda à l'est et à l'Angola au sud, selon l'aire de répartition du vecteur [1].
Nombre de personnes touchées. L'enquête de référence par questionnaire sur le passage du ver dans l'œil (méthode RAPLOA) a identifié deux zones d'hyperendémie, à l'ouest (Gabon, Guinée équatoriale, une partie du Cameroun, République centrafricaine) et à l'est (nord-est de la République démocratique du Congo), exposant 20,5 millions de personnes ; 21,7 millions d'autres personnes vivent dans des zones de risque intermédiaire. Plus de 20 millions de personnes seraient infectées, dont 80 % au Cameroun et en République démocratique du Congo [1].
Âge et pauvreté. La fréquence de l'infection augmente de l'enfance à la fin de l'adolescence, puis reste stable à l'âge adulte ; le risque est associé à un statut socio-économique plus faible [1].
Mortalité. Une cohorte rétrospective menée dans le sud-ouest de la République du Congo (3 329 personnes de 53 villages, dépistées en 2004 et suivies 17 ans) a montré une survie médiane de 58,5 ans chez les personnes sans microfilaires et de 39,2 ans chez celles qui en avaient : la microfilarémie est associée à une réduction significative de l'espérance de vie [5].
Cas importés. Hors d'Afrique, la loase s'observe chez des migrants et des voyageurs de longue durée : parmi 43 722 voyageurs suivis par le réseau GeoSentinel de 1997 à 2004, 68 cas de loase ont été enregistrés [1].
République du Congo. La loase est endémique dans le nord et l'ouest du pays ; des enquêtes RAPLOA ont couvert tous les départements entre 2004 et 2010 [4]. En 2019, dans 21 villages du département de la Lékoumou (République du Congo), 2 444 adultes ont été examinés : 20,0 % avaient des microfilaires de Loa loa dans le sang ; 5,1 % avaient plus de 8 000 microfilaires par mL et 1,1 % plus de 30 000 par mL [4].
Signes cliniques
L'infection est souvent silencieuse. Quand elle se manifeste, elle le fait de façon intermittente, parfois des années après la piqûre : les premiers symptômes peuvent apparaître 3 à 6 mois après l'infection, mais les microfilaires n'apparaissent dans le sang qu'après plus d'un an en général (de quelques mois à 15 ans) [1].
Deux signes caractéristiques [1] :
- le passage du ver sous la conjonctive de l'œil (« ver de l'œil »), observé à un moment ou à un autre chez plus de 80 % des personnes infectées : picotements, douleur, rougeur ou gonflement de l'œil, gêne à la lumière, pendant quelques heures à 7 jours, le plus souvent sans séquelle [1] ;
- les œdèmes de Calabar : gonflements localisés, passagers, non douloureux à la pression et sans godet, surtout aux membres (près des articulations) mais possibles partout, y compris au visage ; ils durent de quelques heures à quelques jours, démangent ou font mal, et disparaissent seuls [1].
Le ver peut aussi être vu en train de ramper juste sous la peau (trajet serpigineux), sans réaction inflammatoire ni changement de couleur de la peau [1].
Signes fréquents mais peu spécifiques : fatigue, douleurs musculaires et articulaires, démangeaisons, urticaire, éruptions, maux de tête répétés (plus de la moitié des personnes infectées), paralysies passagères de nerfs périphériques (environ 20 %), fourmillements [1].
Les symptômes ne sont pas liés de façon fiable à la quantité de microfilaires dans le sang : les personnes qui ont des vers migrateurs, mais peu ou pas de microfilaires, sont souvent les plus gênées, alors que celles qui ont beaucoup de microfilaires peuvent ne ressentir aucun symptôme [1].
Les voyageurs venant de pays non endémiques présentent en général plus de symptômes et plus d'éosinophiles que les personnes qui ont toujours vécu en zone d'endémie [1].
Signes de gravité
Chez une petite partie des personnes qui ont beaucoup de microfilaires dans le sang, des atteintes d'organes sont décrites ; elles seraient liées à la surmortalité observée. La charge en microfilaires est corrélée à ces atteintes [1].
- Encéphalopathie (atteinte du cerveau) : elle va de troubles passagers des fonctions intellectuelles au coma et à la mort ; elle survient surtout après certains médicaments qui tuent rapidement les microfilaires, mais des épisodes spontanés ont été rapportés [1] ;
- atteinte des reins : sang ou protéines dans les urines, parfois syndrome néphrotique ou insuffisance rénale [1] ;
- atteinte du cœur : fibrose endomyocardique, pouvant conduire à une insuffisance cardiaque grave ; atteintes pulmonaires (épanchement pleural) et ascite plus rarement [1].
Point de sécurité avant tout traitement antiparasitaire : plus il y a de microfilaires dans le sang, plus le risque de réaction grave après l'ivermectine (ou la diéthylcarbamazine) est élevé. Une encéphalopathie (confusion, somnolence, maux de tête, hémorragies de la rétine ou de la conjonctive, incontinence urinaire, fièvre) peut apparaître, le plus souvent dans les 48 premières heures. Il faut mesurer la microfilarémie de jour avant de traiter [1,3].
Des études récentes ont chiffré ce risque : après ivermectine, la probabilité d'un événement indésirable grave était très faible en dessous de 2 000 microfilaires/mL, supérieure à 1 pour 1 000 au-dessus de 8 000/mL, supérieure à 1 % au-dessus de 20 000/mL et supérieure à 2,5 % au-dessus de 30 000/mL. Le risque pourrait être plus élevé que prévu chez certains hommes et dans certaines tranches d'âge [3].
Une encéphalopathie sévère a aussi été décrite chez un jeune homme très microfilarémique traité par albendazole seul, avec une récupération après corticoïdes ; les médicaments qui agissent lentement ne suppriment donc pas totalement le risque [8].
Diagnostic
Diagnostic clinique
Dans une région d'endémie, le passage visible du ver dans l'œil et les œdèmes de Calabar sont considérés comme quasiment pathognomoniques de la loase (c'est-à-dire propres à cette maladie) [1,9].
Chez un voyageur ou un migrant, le diagnostic se fonde sur l'association entre les symptômes, un séjour en zone d'endémie et des examens de laboratoire. En l'absence de microfilaires dans le sang (loase occulte), le diagnostic reste difficile : il n'existe pas de méthode sensible pour détecter directement le ver adulte [1].
Les recommandations distinguent des formes selon le sang et selon la clinique : loase occulte (infection sans microfilaires dans le sang) ; loase microfilarémique ; hypermicrofilarémique (très forte charge, avec des seuils variables selon les auteurs, 8 000, 20 000 ou 30 000 microfilaires/mL) ; et, d'un autre côté, loase migratrice (signes dus aux vers adultes) ou non migratrice [1].
Examens biologiques
Goutte épaisse (frottis sanguin) colorée au Giemsa, prélevée de jour. C'est l'examen de base. Les microfilaires sont à leur maximum entre 10 h et 16 h environ : le CDC recommande 10 h à 14 h, les recommandations allemandes 10 h à 16 h [1,2]. Une étude menée en République du Congo a observé le maximum de microfilarémie entre 10 h et 16 h chez les 13 personnes suivies, avec des profils variables d'une personne à l'autre [6].
Quantification. Le nombre de microfilaires par mL de sang détermine le choix du traitement. Pour limiter les variations au hasard, au moins deux prélèvements de jours différents sont recommandés avant le traitement [1].
Les techniques de concentration (filtration, méthode de Knott, lyse à la saponine) augmentent le rendement quand les microfilaires sont peu nombreuses [1,2].
Numération sanguine. Une éosinophilie souvent très élevée est évocatrice, avec des IgE élevées et des marqueurs d'inflammation (protéine C-réactive) peu modifiés [1]. Elle ne suffit pas à confirmer la maladie [2].
Sérologie. Elle détecte des anticorps contre des filaires, mais elle croise avec d'autres vers et ne distingue pas une infection active d'une ancienne exposition ; elle est donc peu utile chez les personnes vivant en zone d'endémie [1,2].
PCR. Elle n'est disponible que dans quelques laboratoires spécialisés, détecte les microfilaires mais n'est pas validée pour la loase occulte [1].
Bilan avant traitement : bilan sanguin, fonction du foie et des reins, protéines dans les urines ; en cas d'hyperéosinophilie et de forte microfilarémie, échographie du cœur et examen neurologique à envisager [1].
Tests de diagnostic rapide
Un test rapide recherchant des anticorps contre l'antigène Ll-SXP-1 a été évalué : il peut servir aux enquêtes de terrain, mais sa sensibilité et sa spécificité sont insuffisantes pour décider du traitement d'un patient [1].
Un appareil de microscopie sur téléphone (LoaScope) permet de repérer les très fortes charges en microfilaires et a été utilisé dans des programmes de lutte ; les méthodes classiques de comptage restent toutefois les mieux adaptées pour guider la prise en charge d'un patient [1].
Imagerie
À l'échographie, on peut observer de petites lésions de la rate chez les personnes très microfilarémiques ; elles correspondent à des réactions autour de microfilaires mortes, n'ont pas de signification clinique connue et doivent être reconnues pour éviter une chirurgie inutile (splénectomie) [1,9].
Diagnostic différentiel
Le diagnostic différentiel dépend du symptôme qui conduit à consulter [1].
| Situation | Autres causes à évoquer |
|---|---|
| Ver visible dans l'œil | D'autres vers parasites de l'œil, surtout la dirofilariose (deuxième helminthose oculaire la plus fréquente), ainsi que d'autres vers zoonotiques ; l'identification du ver après extraction permet en général de trancher [1]. |
| Gonflements passagers de la peau (type Calabar) | Réactions allergiques, maladies rhumatologiques ou génétiques, autres helminthoses ; la migration du ver sous la peau se distingue de la larva migrans cutanée par l'absence de réaction inflammatoire et de lésion durable [1]. |
| Démangeaisons, urticaire, douleurs articulaires sans signe spécifique | Causes très nombreuses ; en l'absence de microfilaires, la loase occulte reste possible [1]. |
| Éosinophilie élevée | Autres infections par des vers, maladies du sang ou cancers, maladies auto-immunes ou allergiques, réactions à un médicament [1]. |
| Autres filarioses en zone d'endémie commune | La co-infection par l'onchocercose (voir onchocercose) doit être exclue avant la diéthylcarbamazine, car elle peut provoquer une réaction de Mazzotti avec perte irréversible de la vue [1]. |
Évolution, complications et pronostic
La loase est une infection chronique : le ver adulte peut vivre jusqu'à 20 ans (durées documentées) [1].
Les gonflements et le passage du ver dans l'œil guérissent d'eux-mêmes sans séquelle, mais ils peuvent gêner durablement la vie quotidienne et le travail. La loase est l'un des trois motifs de consultation les plus fréquents dans certaines régions d'endémie [1].
Les formes avec forte charge en microfilaires exposent à des complications rénales, cardiaques ou neurologiques et sont associées à une surmortalité [1,5].
Après un traitement efficace, on suit la disparition des symptômes, la normalisation de l'éosinophilie et des IgE (après une élévation transitoire dans les premières semaines) et la négativation des microfilaires dans le sang ; la persistance de microfilaires plusieurs mois après le traitement suggère un échec [1].
Un premier cycle de diéthylcarbamazine guérit seulement 60 à 70 % des patients : plusieurs cycles sont parfois nécessaires [1].
Traitement
Le traitement de la loase est complexe et comporte toujours un risque : il doit être décidé par un médecin expérimenté en médecine tropicale, après mesure de la microfilarémie, et si possible dans une structure capable de surveiller et de prendre en charge les réactions graves [1].
La décision de traiter une personne vivant en zone d'endémie tient compte de ses symptômes, du risque de complications, du risque du traitement lui-même et du risque de réinfection [1].
- Diéthylcarbamazine (DEC) : seul médicament actif sur les vers adultes, traitement de référence de la loase dans de nombreux pays non endémiques. Elle tue très vite les microfilaires et ne doit pas être utilisée pour commencer le traitement si la microfilarémie dépasse 2 000/mL ; l'onchocercose doit être exclue au préalable [1].
- Ivermectine : réduit d'environ 90 % la charge en microfilaires en une seule prise, sans effet démontré sur les vers adultes ; elle n'est donc pas curative à elle seule. Un taux supérieur à 8 000 microfilaires/mL constitue une contre-indication relative en raison du risque d'encéphalopathie [1].
- Albendazole : agit lentement, sur plusieurs semaines, sur la charge en microfilaires et probablement sur les vers adultes. Des cas d'encéphalopathie ont été rapportés, aussi la surveillance reste nécessaire. Il est contre-indiqué en cas de cysticercose oculaire ou cérébrale active [1,8].
- Aphérèse : retrait mécanique des microfilaires du sang, en plusieurs séances, pour abaisser la charge avant le traitement médicamenteux ; non curative mais sûre [1].
- Chirurgie : le ver peut être retiré lors de son passage dans l'œil ou sous la peau ; cela ne guérit que les infections à un seul ver, ce qui est rarement le cas en zone d'endémie [1].
Quand la charge en microfilaires est élevée, la stratégie consiste à la réduire d'abord (albendazole, ivermectine selon le niveau, aphérèse), puis à utiliser la DEC dans un second temps pour obtenir la guérison [1].
La doxycycline est inactive contre Loa loa (qui n'héberge pas les bactéries visées) et l'imatinib n'a pas de place dans le traitement ; la moxidectine est en cours d'évaluation, sans efficacité ni sécurité établies [1].
Le lévamisole est à l'étude : dans un essai randomisé mené en République du Congo, un traitement de 5 jours a réduit modérément la microfilarémie, sans événement indésirable grave, mais il ne s'agit pas encore d'un traitement établi [7].
La grossesse impose de reporter le traitement après l'accouchement, voire après l'allaitement, sauf si la maladie pèse lourdement sur la femme enceinte : les bénéfices et les risques sont alors discutés avec elle, faute de données systématiques [1]. Les doses et schémas figurent dans les fiches des médicaments et les protocoles nationaux.
Médicaments de la base cités dans cette fiche
Prévention
Il n'existe pas de vaccin. La prévention individuelle repose sur la protection contre les piqûres de taons diurnes (Chrysops) [1].
- éviter, quand c'est possible, l'exposition dans les régions de transmission (forêts et savanes, de jour) [1] ;
- porter des vêtements longs et clairs et appliquer des répulsifs sur la peau et les vêtements : leur efficacité contre ces taons n'est pas démontrée par des études, mais une protection partielle est probable [1] ;
- pour les séjours prolongés : chapeaux ou casquettes avec moustiquaire, moustiquaires aux portes et fenêtres des logements [1].
Dans les cas à risque particulièrement élevé (réinfections répétées malgré un traitement réussi), une chimioprophylaxie par diéthylcarbamazine peut être envisagée au cas par cas par un spécialiste ; elle n'est pas autorisée dans toutes les indications [1].
En santé publique, la loase complique la lutte contre d'autres filarioses : les campagnes de traitement de masse par ivermectine contre l'onchocercose et la filariose lymphatique ont été gravement perturbées par des événements indésirables sévères chez des personnes très microfilarémiques [1]. Il n'existe pas de recommandations internationales sur le traitement de la loase [3] ; en pratique, la mesure de la microfilarémie guide le choix du traitement [1].
Quand consulter en urgence
Consultez un médecin si vous avez vécu ou séjourné dans une région forestière d'Afrique centrale ou de l'Ouest et que vous remarquez un ver qui bouge sous la peau ou dans l'œil, un gonflement passager qui démange, ou des démangeaisons répétées sans cause claire [1].
Si un ver est visible dans l'œil, consultez sans attendre : il peut être retiré par un médecin pendant sa migration, qui ne dure que quelques heures à quelques jours [1].
Ne prenez pas d'ivermectine ou d'un autre antiparasitaire de votre propre initiative si vous vivez dans une région où existe la loase : chez une personne dont le sang contient beaucoup de microfilaires, ces médicaments peuvent provoquer une confusion, une somnolence ou un coma. En cas de confusion, forte somnolence, maux de tête intenses ou fièvre après la prise d'un traitement antiparasitaire, allez immédiatement aux urgences [1,3].
Avant tout traitement, une prise de sang réalisée en milieu de journée permet de compter les microfilaires ; c'est cet examen qui détermine le traitement le plus sûr [1,2].
Maladies associées
Sources et mise à jour
- Référence professionnelle · Ramharter M, Schlabe S, Hübner MP, et al. Diagnosis, management and prevention of loiasis: guideline of the German Society for Tropical Medicine, Travel Medicine, and Global Health (DTG). Infection. 2025;53(3):851-872. 2025. Texte intégral (PMC12137371).
- Agence sanitaire · Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Clinical Testing and Diagnosis for Loiasis. 2024. Page révisée le 13 mai 2024.
- Revue à comité de lecture · Boullé C, Pion SD, Gardon J, et al. Revisiting the Loa loa microfilaremia thresholds above which serious adverse events may occur with ivermectin treatment. PLoS Negl Trop Dis. 2025;19(3):e0012957. 2025. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Hemilembolo MC, Campillo JT, Niama AC, et al. Loa loa and Mansonella perstans microfilaremia in the department of Lékoumou, Republic of Congo. Parasit Vectors. 2023;16:451. 2023. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Hemilembolo MC, Niama AC, Campillo JT, et al. Excess Mortality Associated With Loiasis: Confirmation by a New Retrospective Cohort Study Conducted in the Republic of Congo. Open Forum Infect Dis. 2023;10(3):ofad103. 2023. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Campillo JT, Louya F, Bikita P, et al. Factors associated with the periodicity of Loa loa microfilaremia in the Republic of the Congo. Parasit Vectors. 2022;15:417. 2022. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Chesnais CB, Hemilembolo MC, Sahm BA, et al. Safety and efficacy of 3- and 5-day regimens of levamisole in loiasis: a randomized, placebo-controlled, double-blind clinical trial. Nat Commun. 2025;16:6191. 2025. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Volpicelli L, De Angelis M, Morano A, et al. Encephalopathy in a patient with loiasis treated with albendazole: A case report. Parasitol Int. 2019;75:102006. 2019. Résumé (cas clinique).
- Revue à comité de lecture · Tamarozzi F, Buonfrate D, Ricaboni D, et al. Spleen nodules in Loa loa infection: re-emerging knowledge and future perspectives. Lancet Infect Dis. 2022;22(7):e197-e206. 2022. Résumé.
Fiche mise à jour le 11 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 11 octobre 2028.