Giardiase
Infection de l'intestin grêle par un parasite microscopique, Giardia duodenalis, transmise par l'eau ou les aliments contaminés et par contact avec les selles d'une personne ou d'un animal infecté. Elle passe souvent inaperçue, mais peut provoquer une diarrhée prolongée avec selles grasses, ballonnements et amaigrissement, surtout chez l'enfant ; le diagnostic repose sur l'examen répété des selles et le traitement sur des antiparasitaires.
Autres noms : Lambliase, Infection à Giardia duodenalis, Infection à Giardia lamblia. En anglais : Giardiasis. CIM-10 : A07.1. CIM-11 : 1A31. Système : Maladies infectieuses et parasitaires, Maladies de l'appareil digestif.
Définition
La giardiase est une infection de l'intestin grêle due à un protozoaire flagellé, Giardia duodenalis (synonymes : G. intestinalis, G. lamblia). Elle peut passer inaperçue ou provoquer une diarrhée parfois prolongée avec des troubles de l'absorption des aliments [7,8].
C'est l'infection parasitaire intestinale d'origine hydrique la plus fréquente dans le monde [7]. Une revue systématique de 2024 évoque environ 400 millions de personnes touchées [9].
Causes et mécanisme
Le parasite existe sous deux formes : le kyste, résistant dans l'environnement et seul capable de contaminer un nouvel hôte, et le trophozoïte, forme active qui se multiplie dans l'intestin [6].
Après l'ingestion, les kystes traversent l'estomac acide, puis libèrent leurs trophozoïtes dans le duodénum, sous l'effet de la bile et d'un pH plus alcalin. Les trophozoïtes se divisent dans l'intestin grêle et se fixent à la paroi intestinale grâce à un disque ventral ; plus loin dans l'intestin, ils se transforment en kystes à quatre noyaux, éliminés dans les selles [6].
Les symptômes résultent de l'action conjuguée de substances sécrétées par le parasite (dont des protéases), de la réaction immunitaire de l'hôte et des interactions avec la flore intestinale. Ces mécanismes perturbent les jonctions entre les cellules de l'intestin, abîment les villosités et amincissent la couche de mucus [6].
Les génotypes (assemblages) qui infectent l'être humain sont surtout A (AI et AII) et B ; le génotype AI est surtout d'origine animale (zoonotique) [6].
Transmission et facteurs de risque
La transmission se fait par voie féco-orale : ingestion d'eau ou d'aliments contaminés, ou contact avec des personnes ou des animaux infectés [1]. La plupart des épidémies décrites sont liées à l'eau contaminée, mais les aliments et la transmission directe d'une personne à l'autre comptent aussi [6].
La dose infectante est faible : la dose qui infecte la moitié des personnes exposées est estimée à 35 kystes [1].
Les kystes survivent de quelques semaines à plusieurs mois dans l'eau de surface (jusqu'à 77 jours dans l'eau du robinet à 8 °C, 5 à 24 jours à 21 °C, 4 jours à 37 °C). Le chlore aux doses utilisées pour l'eau de boisson est peu efficace contre eux, alors que les rayons ultraviolets les inactivent [1].
Le bétail (bovins, ovins, caprins, porcins), surtout les jeunes animaux avant le sevrage, constitue un réservoir des génotypes A et B [1].
- contact étroit avec une personne malade, en particulier en collectivité d'enfants [2] ;
- zone où l'accès à l'eau potable est limité, ou consommation d'eau non traitée de sources, lacs, rivières ou puits peu profonds [2] ;
- eau avalée en se baignant (piscines, lacs, rivières) [2] ;
- contact avec des selles lors de rapports sexuels, ou avec des animaux infectés et leur environnement souillé [2] ;
- affaiblissement du système immunitaire [2].
Épidémiologie
Monde. La giardiase est présente partout dans le monde. Elle est la plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans, quel que soit le niveau de revenu du pays [1]. Dans les pays à revenu élevé, l'incidence notifiée est de 5,2 cas pour 100 000 habitants dans la population générale et de 15 à 16,5 pour 100 000 chez les jeunes enfants ; dans les pays à faible revenu, G. duodenalis est retrouvé dans 2 % à 20 % des diarrhées et jusqu'à 45 % des diarrhées persistantes [1].
La fréquence de l'infection est de l'ordre de 20 % à 30 % de la population dans les pays en développement (jusqu'à 100 % dans certaines populations) contre 3 % à 7 % dans les pays développés [7].
Afrique. Une méta-analyse de plus de 500 études publiées entre 1980 et 2022 rapporte, chez l'humain, 48 124 cas pour 494 014 selles examinées, soit une prévalence groupée de 8,8 % par microscopie ; elle atteint 14,3 % avec la recherche d'antigènes et 19,5 % avec les méthodes moléculaires. La prévalence est de 12,3 % chez les personnes ayant une diarrhée et de 5,0 % chez les personnes vivant avec le VIH [10].
Les animaux et l'eau sont aussi concernés en Afrique : prévalence groupée de 15,6 % chez l'animal par méthodes moléculaires (25,2 % chez le porc) et de 11,9 % dans les échantillons d'eau [10].
Signes cliniques
Beaucoup d'infections ne donnent aucun symptôme, surtout dans les régions où la maladie est endémique, chez les enfants et chez les personnes déjà infectées auparavant [1,6].
Quand elle est symptomatique, la maladie commence généralement 1 à 2 semaines après la contamination, par une diarrhée (2 à 5 selles par jour) et une fatigue croissante, et dure en général 2 à 6 semaines [2].
- diarrhée aqueuse, avec selles grasses, malodorantes, qui peuvent flotter [2] ;
- crampes ou douleurs du ventre, ballonnements, gaz, nausées [2] ;
- perte d'appétit, amaigrissement, fatigue [1,6] ;
- déshydratation (perte de liquide) dans les cas marqués [2].
Dans les séries rapportées par une revue, les selles molles et grasses étaient notées chez 95 % des malades, la fatigue chez 83 %, les selles malodorantes chez 75 %, les crampes chez 70 %, l'amaigrissement chez 60 %, les nausées chez 59 %, la fièvre chez 17 % seulement [6].
Chez l'enfant, une infection prolongée peut provoquer une perte de poids et un retard de croissance [1,7].
Signes de gravité
La giardiase peut devenir persistante ou chronique, avec malabsorption, amaigrissement et retard de croissance chez l'enfant [1,7].
Chez les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies (par exemple par le VIH), les symptômes peuvent durer plus longtemps ; un traitement permet de raccourcir cette durée [3].
Une diarrhée qui dure depuis plusieurs jours, surtout chez un jeune enfant ou une personne dont l'immunité est affaiblie, justifie une consultation : la déshydratation et la perte de poids peuvent s'installer [2,7].
Diagnostic
Diagnostic clinique
La giardiase est évoquée devant une diarrhée prolongée, des selles grasses malodorantes, des ballonnements et un amaigrissement, surtout après une exposition à une eau non traitée, un séjour en zone d'endémie ou un contact avec un enfant malade en collectivité [2,12].
Les symptômes ne sont pas spécifiques : d'autres infections intestinales donnent un tableau voisin. La confirmation repose donc sur un examen de laboratoire [4,12].
En cas de diarrhée persistante (14 jours ou plus), une recherche d'agents infectieux (parasites et bactéries) est justifiée pour poser un diagnostic précis avant de traiter [12].
Examens biologiques
Examen des selles. Le diagnostic repose sur l'identification de kystes ou de trophozoïtes dans les selles, après examen direct et techniques de concentration [9].
Plusieurs prélèvements. Le parasite est éliminé de façon irrégulière : un seul examen peut être négatif alors que le malade est infecté. Il est recommandé de recueillir trois échantillons de selles sur plusieurs jours [4]. Une revue systématique chiffre la sensibilité à 94 % avec trois échantillons espacés d'au moins trois jours, contre 50 à 70 % avec un seul [9].
Microscopie. L'examen direct manque la maladie dans 42 % des cas, contre 14 % de faux négatifs avec une méthode de concentration (par exemple la technique de Ritchie), méthode que la revue présente comme le choix principal et la référence du diagnostic [9]. Le CDC cite aussi la microscopie avec immunofluorescence directe (DFA) comme référence et la coloration au trichrome [4].
Recherche d'antigènes (ELISA, tests immunochromatographiques). Elle augmente jusqu'à 30 % la probabilité de détecter le parasite par rapport à la microscopie ; les tests rapides donnent un résultat en 10 à 15 minutes, sans équipement supplémentaire [9,4].
PCR (biologie moléculaire). Souvent très sensible selon les études, elle est peu utilisée dans les pays à ressources limitées en raison de son coût et des infrastructures nécessaires [9,4].
Un seul examen de selles négatif n'écarte pas la giardiase : en cas de symptômes persistants malgré un résultat négatif, répéter l'examen ou recourir à une méthode plus sensible [4,9].
Tests de diagnostic rapide
Les tests immunochromatographiques détectent des antigènes du parasite dans les selles en 10 à 15 minutes et ne demandent aucun appareil supplémentaire : ils sont utilisables dans des structures de santé de base [9].
Leurs performances varient selon les produits et les études : dans la revue de 2024, un test rapide largement étudié (RIDAQUICK) avait une spécificité de 81 % à 100 % dans toutes les études qui l'évaluaient, et une sensibilité de 81 % à 100 % dans 48 % d'entre elles [9].
Diagnostic différentiel
Une diarrhée prolongée peut avoir plusieurs causes. Les principales à distinguer de la giardiase sont les suivantes [12] :
| Cause à évoquer | Éléments à connaître |
|---|---|
| Autres parasites intestinaux, comme Cryptosporidium | Responsable, comme Giardia, de diarrhées persistantes ; seule la recherche en laboratoire (microscopie, PCR) permet de les distinguer [12]. |
| Infections bactériennes (E. coli entéroagrégatif, Shigella) | Autres agents de diarrhée prolongée ; le diagnostic repose sur la culture ou sur des méthodes moléculaires [12]. |
| Bilharziose intestinale (schistosomiase à S. mansoni) | Rare en dehors des zones d'endémie ; à évoquer chez une personne ayant séjourné ou vécu dans une zone d'endémie [12]. |
| Persistance de symptômes après guérison de l'infection | Certaines personnes gardent des troubles digestifs pendant des semaines ou des mois alors que le parasite a disparu ; un syndrome de l'intestin irritable post-infectieux peut suivre la giardiase [3,7]. |
La giardiase est une cause possible de diarrhée, à distinguer d'une diarrhée aiguë banale (voir la fiche Diarrhée aiguë) lorsque les troubles se prolongent [12].
Évolution, complications et pronostic
Chez les personnes dont l'immunité est normale, la plupart des infections guérissent spontanément, mais une réinfection ou une infection chronique reste possible [7].
Une infection prolongée peut entraîner une malabsorption, un amaigrissement et, chez l'enfant, un retard de croissance. Des études associent la giardiase de la petite enfance à un retard de croissance en taille et à des troubles cognitifs ; une revue rapporte que les chances d'avoir une petite taille pour l'âge pourraient être 7,7 fois plus élevées chez les enfants atteints [7]. Pour la malnutrition de l'enfant, voir Malnutrition chronique [7].
Après guérison, des troubles digestifs peuvent persister. La giardiase est un facteur de risque de syndrome de l'intestin irritable post-infectieux et de fatigue chronique [7,6]. Une revue estime qu'environ un tiers des malades présentent à long terme des symptômes hors de l'intestin, comme des manifestations oculaires, des douleurs articulaires (arthrite réactionnelle) ou de l'urticaire [7].
Échec du traitement. Jusqu'à 45 % des patients ne répondent pas au traitement initial par nitro-imidazolé. Il faut d'abord vérifier si le patient est réellement toujours infecté, ou s'il s'est réinfecté, ce qui est possible dans l'entourage ou en collectivité [3,11].
Traitement
En cas de symptômes de giardiase, le traitement se discute avec un professionnel de santé : de nombreux médicaments existent, et leur efficacité dépend de l'état de santé, de l'état nutritionnel et de l'immunité du malade [3].
- Antiparasitaires utilisables : métronidazole, tinidazole, nitazoxanide et albendazole, ainsi que le mébendazole, la paromomycine, la quinacrine et la furazolidone selon les situations [3].
- Traitement de première intention : un nitro-imidazole, le métronidazole étant le plus souvent utilisé [8,11].
- Comparaison des traitements : une revue Cochrane de 19 essais (1 817 participants dont 1 441 enfants) conclut que l'albendazole est probablement équivalent au métronidazole pour la guérison parasitologique et l'amélioration des symptômes, avec moins d'effets indésirables digestifs et neurologiques. Les essais sur le mébendazole, sur des schémas courts de tinidazole ou de métronidazole et sur le nitazoxanide sont trop petits ou trop fragiles pour conclure [8].
- Rechutes et échecs : en cas de symptômes persistants, il faut contrôler les selles (trois échantillons sur plusieurs jours), puis envisager une réinfection, un traitement mal suivi ou une dose insuffisante avant de parler d'échec. Si l'infection est confirmée sans autre explication, on peut associer des médicaments de classes différentes ; un nouveau contrôle est fait au moins 2 semaines après la dernière dose [3].
- Cas résistants aux nitro-imidazoles : reprendre un nitro-imidazole n'est pas efficace ; l'association d'un nitro-imidazole et d'albendazole a guéri 66,9 % des patients et la quinacrine seule 88,8 % (179 patients), mais aucun schéma ne fait consensus [11].
- Si les selles restent positives malgré une association de médicaments, une déficience immunitaire sous-jacente doit être recherchée [3].
Médicaments de la base Africa Medical Data : métronidazole, tinidazole, nitazoxanide et albendazole [3].
Les posologies et les durées de traitement ne figurent pas dans cette fiche : elles dépendent de l'âge, du poids, de la grossesse et du protocole national. Elles sont données dans la fiche de chaque médicament et par le professionnel de santé [3,8].
Médicaments de la base cités dans cette fiche
Prévention
Hygiène des mains : se laver les mains à l'eau et au savon avant de préparer les repas ou de manger, après être allé aux toilettes, après avoir changé une couche, après avoir touché un animal ou son environnement et après avoir touché la terre [5].
Eau sans danger : en cas de doute sur l'eau, la faire bouillir 1 minute (3 minutes au-dessus de 6 500 pieds, soit environ 2 000 mètres d'altitude) est le moyen le plus sûr de tuer Giardia ; on peut aussi la filtrer avec un filtre certifié contre les kystes, puis la désinfecter [5]. Les filtres qui retiennent les parasites n'arrêtent pas toujours les bactéries et les virus [5].
Traitement de l'eau de boisson : le chlore est peu efficace aux doses habituelles contre les kystes ; la filtration et les rayons ultraviolets sont les barrières efficaces. L'absence d'E. coli dans l'eau ne prouve pas l'absence de Giardia [1].
Assainissement et élevage : il faut protéger les sources d'eau des selles humaines et animales et gérer les excréments des animaux d'élevage, qui sont un réservoir majeur [1].
Collectivités d'enfants : garder à la maison les enfants qui ont la diarrhée, tant qu'elle n'est pas terminée ; les structures d'accueil doivent nettoyer et désinfecter régulièrement jouets et surfaces [5].
Baignade : ne pas se baigner en cas de diarrhée, ne pas avaler l'eau, se doucher avant, vérifier les couches toutes les heures et les changer loin de l'eau [5].
Animaux : se laver les mains après contact avec des animaux ou leurs lieux de vie, éviter de toucher les excréments, en particulier ceux des jeunes animaux [5].
Rapports sexuels : attendre plusieurs semaines après la fin de la diarrhée ; se laver les mains, les organes génitaux et l'anus avant et après, utiliser des préservatifs et laver les accessoires [5].
Voyage : boire de l'eau en bouteille ou traitée, et ne manger que des aliments cuits quand l'approvisionnement alimentaire n'est pas sûr [5].
Quand consulter en urgence
Consultez un professionnel de santé si une diarrhée dure plus de quelques jours, surtout avec des selles grasses et malodorantes, des ballonnements, des crampes et un amaigrissement [2,4].
Consultez rapidement si vous avez des signes de déshydratation (perte de liquide) ou si un enfant perd du poids ou ne grandit plus normalement [2,7].
Les enfants en collectivité, les personnes qui boivent de l'eau non traitée, les personnes dont l'immunité est affaiblie (par exemple par le VIH) et les voyageurs revenant d'une zone d'endémie sont les plus exposés [2].
Le médecin demandera en général plusieurs examens de selles à quelques jours d'intervalle : un seul résultat négatif ne suffit pas [4]. Prenez le traitement jusqu'au bout et signalez si les troubles reviennent après la fin du traitement [3].
En attendant, lavez-vous soigneusement les mains à l'eau et au savon, notamment avant de préparer un repas ou de manger, et gardez un enfant malade à la maison tant que la diarrhée n'est pas terminée [5].
Maladies associées
Sources et mise à jour
- OMS · Organisation mondiale de la Santé. Giardia duodenalis: background document for the WHO guidelines for drinking-water quality and the WHO guidelines on sanitation and health. Série « Agents pathogènes liés à l'eau et à l'assainissement ». Genève : OMS ; 2025 (WHO/HEP/ECH/WSH/2025.38). 2025. Points clés, épidémiologie, transmission, prévention.
- Référence professionnelle · Centers for Disease Control and Prevention (CDC). About Giardia Infection. 2024. Symptômes et personnes à risque.
- Référence professionnelle · Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Patient Care for Giardia Infection. 2024. Options de traitement, infections persistantes et récidivantes.
- Référence professionnelle · Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Clinical Testing and Diagnosis for Giardia Infection. 2024. Tests de laboratoire et nombre d'échantillons de selles.
- Référence professionnelle · Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Giardia Infection Prevention and Control. 2024. Page consultée en octobre 2026.
- Revue à comité de lecture · Adam RD. Giardia duodenalis: Biology and Pathogenesis. Clin Microbiol Rev. 2021;34(4):e00024-19. 2021. Cycle du parasite, génotypes, clinique, épidémies. DOI 10.1128/CMR.00024-19.
- Revue à comité de lecture · Halliez MCM, Buret AG. Extra-intestinal and long term consequences of Giardia duodenalis infections. World J Gastroenterol. 2013;19(47):8974-8985. 2013. Résumé et texte. DOI 10.3748/wjg.v19.i47.8974.
- Revue à comité de lecture · Granados CE, Reveiz L, Uribe LG, Criollo CP. Drugs for treating giardiasis. Cochrane Database Syst Rev. 2012;(12):CD007787. 2012. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Vicente B, De Freitas A, Freitas M, Midlej V. Systematic Review of Diagnostic Approaches for Human Giardiasis: Unveiling Optimal Strategies. Diagnostics (Basel). 2024;14(4):364. 2024. Résumé et résultats. DOI 10.3390/diagnostics14040364.
- Revue à comité de lecture · Tawana M, Onyiche TE, Ramatla T, Thekisoe O. A 'One Health' perspective of Africa-wide distribution and prevalence of Giardia species in humans, animals and waterbodies: a systematic review and meta-analysis. Parasitology. 2023;150(9):769-780. 2023. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Bourque DL, Neumayr A, Libman M, Chen LH. Treatment strategies for nitroimidazole-refractory giardiasis: a systematic review. J Travel Med. 2022;29(1):taab120. 2022. Résumé.
- Revue à comité de lecture · DuPont HL. Persistent Diarrhea: A Clinical Review. JAMA. 2016;315(24):2712-2723. 2016. Résumé.
Fiche mise à jour le 10 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 10 octobre 2028.