Malnutrition chronique de l'enfant (retard de croissance)
Un enfant atteint de malnutrition chronique est trop petit pour son âge : sa taille est nettement inférieure à celle des enfants du même âge qui ont grandi dans de bonnes conditions. Ce retard ne vient pas d'une maladie de la croissance, mais d'une alimentation insuffisante et de maladies répétées pendant des mois ou des années, en commençant parfois dès la grossesse. Les 1000 premiers jours (de la conception aux 2 ans de l'enfant) sont décisifs : c'est la période où l'on peut le mieux le prévenir, car les dégâts sur la taille et le développement sont difficiles à rattraper ensuite.
Autres noms : Retard de croissance, Retard statural, Retard de taille pour l'âge. En anglais : Stunting, Chronic malnutrition. CIM-10 : E45. Système : Maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques.
Définition
La malnutrition chronique (ou retard de croissance) correspond à un faible rapport taille/âge : l'enfant est trop petit pour son âge. Elle résulte d'une sous-nutrition chronique ou récurrente, à laquelle sont habituellement associés plusieurs facteurs : des conditions socio-économiques précaires, un mauvais état de santé et une mauvaise nutrition de la mère, des maladies fréquentes et, au début de la vie, une alimentation et des soins du nourrisson et du jeune enfant inadaptés [1]. Elle empêche les enfants de réaliser leur potentiel physique et cognitif [1].
Pour les statistiques, un enfant de moins de 5 ans est dit atteint de retard de croissance modéré ou sévère lorsque sa taille pour l'âge est inférieure à −2 écarts types, et de retard de croissance sévère lorsqu'elle est inférieure à −3 écarts types, par rapport à la médiane des normes de croissance de l'OMS de 2006 [3].
Il ne faut pas la confondre avec la malnutrition aiguë (émaciation), qui correspond à un faible rapport poids/taille : l'enfant est trop maigre pour sa taille à la suite d'une perte de poids récente [3]. Les deux peuvent coexister chez le même enfant ; voir la fiche Malnutrition aiguë de l'enfant [1].
Causes et mécanisme
Le retard de croissance n'a pas une cause unique : il résulte d'une sous-nutrition chronique ou répétée à laquelle s'ajoutent la précarité socio-économique, l'état de santé et la nutrition de la mère, les maladies fréquentes et, au début de la vie, une alimentation et des soins du nourrisson inadaptés [1].
Dans 25 pays d'Afrique subsaharienne, une étude sur 145 900 enfants de moins de 5 ans (enquêtes démographiques et de santé 2014-2021) a identifié 5 facteurs modifiables associés à 51,6 % des cas de retard de croissance sévère [6] :
- mère sans instruction formelle : 21,9 % des cas sévères [6] ;
- enfant ne consommant pas de produits laitiers : 20,8 % [6] ;
- combustible de cuisson polluant : 9,5 % [6] ;
- naissance à domicile : 8,3 % [6] ;
- ménage à faible revenu : 5,8 % [6].
Avant et autour de la naissance : une petite taille de la mère, qui reflète elle-même un retard de croissance dans l'enfance, est associée à un faible poids de naissance et au retard de croissance de l'enfant, même après prise en compte du niveau socio-économique [8]. Dans une cohorte de 1017 nourrissons du Burkina Faso suivis un an, la naissance prématurée, la naissance gémellaire et le fait d'avoir déjà un retard de croissance à un âge précédent étaient directement associés au retard de croissance à 3, 6 et 12 mois [9].
Maladies de l'enfant : les maladies fréquentes contribuent au retard de croissance [1] ; un épisode de diarrhée dans les 2 semaines précédentes figurait parmi les facteurs modifiables étudiés [6].
Transmission et facteurs de risque
Le retard de croissance n'est pas une maladie contagieuse : il résulte d'un manque d'apports nutritionnels, de maladies répétées et de conditions de vie défavorables [1].
Il peut en revanche se transmettre d'une génération à l'autre : les effets sur la croissance sont documentés sur plusieurs générations, par exemple par la petite taille de la mère, le faible poids de naissance et la transmission de la pauvreté. Les mêmes travaux montrent que des améliorations profondes de la santé, de la nutrition et de l'environnement avant la conception peuvent permettre à des enfants nés de mères mal nourries dans l'enfance de grandir presque normalement [8].
Épidémiologie
Monde. En 2024, selon les estimations conjointes UNICEF-OMS-Banque mondiale, 150,2 millions d'enfants de moins de 5 ans (23,2 %) présentaient un retard de croissance [2]. En 2022, l'OMS en comptait 149 millions [1]. L'Afrique est la seule région du monde où le nombre d'enfants atteints a augmenté de façon significative entre 2012 et 2024 ; dans toutes les régions, les garçons sont plus souvent touchés que les filles [3]. En Afrique subsaharienne, la proportion d'enfants atteints baisse, mais leur nombre augmente avec la croissance de la population [10].
République du Congo. Selon l'enquête par grappes à indicateurs multiples MICS5 (2014-2015, Institut national de la statistique et UNICEF), 21,2 % des enfants de moins de 5 ans présentaient un retard de croissance modéré ou sévère, dont 8,2 % sous une forme sévère [4]. Ce sont les chiffres nationaux les plus récents que nous ayons lus : ils datent de plus de dix ans [4].
Selon l'âge. Dans la même enquête, la part d'enfants avec un retard de croissance augmente fortement au cours de la deuxième année : 17,5 % à 12 mois, 25,2 % à 18 mois et 30,2 % à 21 mois, puis 15,6 % à 51 mois [4]. Dans la cohorte du Burkina Faso, 7,4 % des nourrissons étaient déjà atteints à la naissance, 23 % à 3 mois, 20 % à 6 mois et 18 % à 12 mois [9].
Signes cliniques
Le signe principal est une taille trop petite pour l'âge : l'enfant est plus petit que les enfants du même âge, et ce retard se mesure en comparant sa taille aux normes de croissance de l'OMS [1,3].
Le retard de croissance peut s'installer dès les premiers mois : dans une cohorte du Burkina Faso, 7,4 % des nourrissons étaient déjà atteints à la naissance et 23 % à 3 mois [9].
Il s'accompagne souvent d'une anémie : dans l'essai du Zimbabwe, retard de croissance et anémie étaient les deux problèmes mesurés chez les enfants de 18 mois, et la même intervention nutritionnelle a réduit les deux [7].
Les sources consultées ne décrivent pas d'autres signes cliniques précis [1,3].
Signes de gravité
Le retard de croissance est dit sévère lorsque la taille pour l'âge est inférieure à −3 écarts types des normes de l'OMS [3]. Au Congo, 8,2 % des enfants de moins de 5 ans étaient dans ce cas en 2014-2015 [4].
Un retard de croissance, surtout sévère, diminue la protection apportée par certains vaccins : dans une analyse de 19 pays, le vaccin oral contre le rotavirus protégeait 59 % des enfants de taille normale contre les diarrhées à rotavirus nécessitant une hospitalisation, contre 42 % des enfants avec un retard modéré à sévère et 31 % de ceux avec un retard sévère (intervalle de confiance large pour ce dernier chiffre) [11].
Un enfant qui a un retard de croissance et qui maigrit vite, a les pieds gonflés des deux côtés, refuse de manger ou a une diarrhée importante peut avoir une malnutrition aiguë, qui est une urgence : consultez sans attendre (voir la fiche Malnutrition aiguë de l'enfant) [1,3].
Diagnostic
Diagnostic clinique
Le diagnostic repose sur la mesure de la taille et la connaissance de l'âge exact de l'enfant : on compare la taille pour l'âge aux normes de croissance de l'OMS de 2006 et on exprime le résultat en écarts types (z-score) : en dessous de −2, retard modéré ou sévère ; en dessous de −3, retard sévère [3].
L'interrogatoire cherche les causes décrites plus haut : alimentation de l'enfant, maladies fréquentes, état nutritionnel et taille de la mère, poids de naissance et prématurité, conditions de vie [1,8,9].
Examens biologiques
Il n'existe pas d'examen de laboratoire qui pose le diagnostic de retard de croissance : celui-ci repose sur la mesure de la taille pour l'âge [3].
Dans les études sur le sujet, l'hémoglobine est mesurée avec la taille, car le retard de croissance s'accompagne souvent d'anémie ; voir la fiche Anémie par carence en fer [7].
Les sources consultées ne détaillent pas d'autre bilan systématique ; les examens sont choisis par le médecin selon les signes et les maladies associées [3,7].
Tests de diagnostic rapide
Il n'y a pas de test rapide pour le retard de croissance : le repérage repose sur la mesure de la taille et sur les normes de croissance de l'enfant de l'OMS (2006) [3].
Diagnostic différentiel
À distinguer ou à rechercher [1,3] :
| Situation | Éléments à connaître |
|---|---|
| Malnutrition aiguë (émaciation) | Faible rapport poids/taille, signe d'une perte de poids récente ; elle augmente le risque de décès mais se traite. Elle peut s'ajouter au retard de croissance [3,1]. |
| Insuffisance pondérale | Faible rapport poids/âge ; l'enfant peut avoir un retard de croissance, une émaciation, ou les deux [1]. |
| Surpoids | Poids trop élevé pour la taille ; il peut coexister avec un retard de croissance dans les mêmes populations (double fardeau de la malnutrition) [3,10]. |
| Petite taille de la mère, naissance prématurée ou faible poids de naissance | Facteurs qui contribuent au retard de croissance de l'enfant dès les premiers mois [8,9]. |
Évolution, complications et pronostic
Le retard de croissance s'installe surtout pendant les deux premières années : au Congo, la part d'enfants touchés augmente entre 12 et 24 mois [4]. Dans la cohorte du Burkina Faso, être déjà atteint à un âge donné augmentait le risque de l'être à l'âge suivant ; la part du retard à 12 mois attribuable au fait d'être déjà atteint à 6 mois était de 40 % [9].
Les conséquences sont durables : l'UNICEF parle de dégâts physiques et cognitifs graves et irréversibles, qui peuvent durer toute la vie et même toucher la génération suivante [3]. Le retard de croissance a des conséquences sur la santé à court et à long terme et sur la formation du capital humain [8].
Une amélioration reste possible : en population, des progrès importants de la taille peuvent être obtenus lorsque la santé, la nutrition et les conditions de vie s'améliorent profondément [8].
Traitement
Il n'existe pas de médicament qui « fasse grandir » l'enfant. Les interventions étudiées reposent sur l'amélioration de l'alimentation, la nutrition de la mère, les micronutriments et la prévention des maladies ; leurs effets, parfois modestes, sont résumés ci-dessous [5,7].
- Alimentation de complément : dans les populations qui ont assez de nourriture, l'éducation à l'alimentation de complément augmente le z-score taille/âge de 0,25 ; dans les populations qui n'ont pas assez de nourriture, l'apport de compléments alimentaires, avec ou sans éducation, l'augmente de 0,41 [5].
- Compléments nutritionnels et conseils : dans un essai au Zimbabwe, un supplément nutritionnel à base de lipides (de 6 à 18 mois) associé à des conseils sur l'alimentation du jeune enfant a fait passer la proportion d'enfants avec un retard de croissance à 18 mois de 35 % à 27 % [7].
- Allaitement : sa promotion a un effet important sur la survie mais un effet faible sur le retard de croissance [5].
- Micronutriments : les recommandations pour les enfants incluent la vitamine A (période néonatale et fin de la première année), les compléments en zinc à titre préventif et les compléments en fer chez l'enfant dans les zones où le paludisme n'est pas endémique (cette revue de 2008 ne porte pas sur les zones d'endémie : la question du fer chez l'enfant en zone d'endémie palustre est à voir avec un professionnel de santé) ; pour les femmes enceintes, le fer avec l'acide folique et les micronutriments (qui réduisent le risque de faible poids de naissance de 16 %) [5]. Voir les fiches vitamine A, zinc, fer et acide folique ; leur indication et leur dose sont décidées par un professionnel de santé [5].
- Eau, assainissement et hygiène : dans l'essai du Zimbabwe, les mesures simples au niveau des ménages (latrines, lavage des mains, chlore) n'ont pas réduit le retard de croissance ni l'anémie à elles seules [7].
Si l'enfant est aussi atteint de malnutrition aiguë, celle-ci passe en priorité : sa prise en charge est décrite dans la fiche Malnutrition aiguë de l'enfant [1,3].
Les doses de vitamines et de minéraux ne figurent pas dans cette fiche : elles sont données dans la fiche de chaque produit et par le personnel de santé. Ne donnez pas de complément à un enfant sans avis, surtout s'il est malade [5].
Médicaments de la base cités dans cette fiche
- Vitamine A (Micronutriment recommandé chez l'enfant dans les programmes de prévention de la malnutrition)
- Zinc (Complément préventif recommandé chez l'enfant dans les programmes de prévention de la malnutrition)
- Fer (Complément en fer chez la femme enceinte, et chez l'enfant selon le contexte (la revue de 2008 le recommande hors zones d'endémie palustre), sur avis d'un professionnel de santé)
- Acide folique (Associé au fer pendant la grossesse pour réduire l'anémie et le faible poids de naissance)
Prévention
Les 1000 premiers jours : optimiser la nutrition entre la conception et le deuxième anniversaire de l'enfant donne le meilleur départ possible dans la vie, avec des effets positifs à long terme [1]. Comme le retard s'installe tôt (dès la naissance chez une partie des nourrissons), la prévention commence avant et pendant la grossesse [8,9].
Nutrition de la mère : le fer avec l'acide folique et les micronutriments pendant la grossesse figurent parmi les interventions efficaces ; dans la cohorte du Burkina Faso, agir sur la prématurité, la croissance dans l'utérus, l'allaitement exclusif et le bien-être de la mère pourrait réduire le retard de croissance de la première année [5,9].
Alimentation du jeune enfant : une alimentation de complément adaptée améliore la croissance en taille [5] ; l'absence de produits laitiers dans l'alimentation est associée à plus de retard de croissance sévère [6].
Mesures collectives : instruction des filles et des mères, accouchement dans un établissement de santé, revenus du ménage et combustibles de cuisson propres sont des facteurs modifiables associés à plus de la moitié des cas sévères en Afrique subsaharienne [6]. Pour supprimer durablement le retard de croissance, il faut aussi agir sur la pauvreté, l'éducation, les maladies et l'autonomie des femmes [5].
Maladies de l'enfant : les maladies fréquentes contribuent au retard de croissance [1] ; un épisode récent de diarrhée (diarrhée aiguë) fait partie des facteurs étudiés [6]. Le vaccin contre le rotavirus protège moins bien les enfants avec un retard de croissance, ce qui renforce l'intérêt de le prévenir [11].
Résultats attendus : le passage à grande échelle d'interventions éprouvées pourrait réduire le retard de croissance d'environ un tiers, mais pas l'éliminer sans améliorer aussi les conditions de vie [5,8].
Quand consulter en urgence
Faites mesurer la taille et le poids de votre enfant régulièrement dans un centre de santé, dès la naissance et pendant les deux premières années, même s'il semble en bonne santé [1,9].
Consultez si votre enfant paraît plus petit que les enfants du même âge, s'il grandit peu d'une visite à l'autre, s'il mange peu ou s'il a souvent la diarrhée ou d'autres infections [1,4].
Si vous êtes enceinte, faites-vous suivre en consultation prénatale et accouchez dans un établissement de santé : la nutrition de la mère et le poids de naissance comptent pour la croissance de l'enfant [6,8].
Urgence : enfant qui maigrit, qui a les deux pieds gonflés, qui refuse de manger, qui a une diarrhée importante, qui est très somnolent ou qui convulse. Rendez-vous immédiatement à l'hôpital [1,3].
Maladies associées
Sources et mise à jour
- OMS · Organisation mondiale de la Santé. Malnutrition (aide-mémoire). 2024. Version du 1er mars 2024.
- OMS · OMS, UNICEF, Banque mondiale. Joint child malnutrition estimates (JME) (UNICEF-WHO-WB). Observatoire mondial de la santé de l'OMS. 2025. Estimations 2024 : 150,2 millions d'enfants de moins de 5 ans avec un retard de croissance (23,2 %).
- OMS · UNICEF. Malnutrition in Children (UNICEF DATA), d'après les estimations conjointes UNICEF/OMS/Banque mondiale, édition 2025. 2025. Définitions (retard de croissance, émaciation, surpoids), tendances en Afrique, différence entre garçons et filles.
- Protocole national · Institut National de la Statistique (INS), UNICEF. Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS5 Congo 2014-2015, Rapport de résultats clés. 2015. Chapitre Nutrition : retard de croissance modéré et sévère, sévère, et répartition par âge.
- Revue à comité de lecture · Bhutta ZA, Ahmed T, Black RE, et al. What works? Interventions for maternal and child undernutrition and survival. Lancet. 2008;371(9610):417-440. 2008. Résumé (revue des interventions de la série Lancet sur la dénutrition de la mère et de l'enfant).
- Revue à comité de lecture · Ahmed KY, Dadi AF, Ogbo FA, et al. Population-Modifiable Risk Factors Associated With Childhood Stunting in Sub-Saharan Africa. JAMA Netw Open. 2023;6(10):e2338321. 2023. Résumé (enquêtes démographiques et de santé de 25 pays, 2014-2021).
- Revue à comité de lecture · Humphrey JH, Mbuya MNN, Ntozini R, et al. Independent and combined effects of improved water, sanitation, and hygiene, and improved complementary feeding, on child stunting and anaemia in rural Zimbabwe: a cluster-randomised trial. Lancet Glob Health. 2019;7(1):e132-e147. 2019. Résumé (essai randomisé en grappes au Zimbabwe).
- Revue à comité de lecture · Martorell R, Zongrone A. Intergenerational influences on child growth and undernutrition. Paediatr Perinat Epidemiol. 2012;26(Suppl 1):302-314. 2012. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Mwangome M, Ngari M, Brals D, et al. Stunting in the first year of life: Pathway analysis of a birth cohort. PLOS Glob Public Health. 2024;4(2):e0002908. 2024. Résumé (cohorte de 1017 nourrissons au Burkina Faso).
- Revue à comité de lecture · Onyango AW, Jean-Baptiste J, Samburu B, Mahlangu TLM. Regional Overview on the Double Burden of Malnutrition and Examples of Program and Policy Responses: African Region. Ann Nutr Metab. 2019;75(2):127-130. 2019. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Burnett E, Ticklay I, Umana J, et al. Oral rotavirus vaccine effectiveness among malnourished children in 19 countries: Findings from the MNSSTER-V project. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2026;82(3):790-800. 2026. Résumé.
Fiche mise à jour le 6 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 6 octobre 2028.