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Anémie par carence en fer (anémie ferriprive)

Le manque de fer est la cause nutritionnelle la plus courante d'anémie : le sang ne contient plus assez d'hémoglobine pour transporter l'oxygène. Elle touche surtout les jeunes enfants, les femmes enceintes et les femmes qui ont leurs règles. Fatigue, essoufflement et pâleur en sont les signes. On la traite en donnant du fer et en recherchant sa cause (alimentation, saignements, vers intestinaux, paludisme).

Autres noms : Anémie ferriprive, Carence martiale. En anglais : Iron deficiency anaemia. CIM-10 : D50. Système : Maladies du sang et du système immunitaire.

Définition

L'anémie se caractérise par un nombre de globules rouges ou un taux d'hémoglobine inférieur à la normale : il n'y a plus assez d'hémoglobine dans le corps pour transporter l'oxygène vers les organes et les tissus [1]. Elle est diagnostiquée lorsque l'hémoglobine est inférieure à un seuil établi selon l'âge, le sexe et l'état physiologique (grossesse), et elle est considérée comme le symptôme d'une ou de plusieurs affections sous-jacentes [1].

La carence en fer (carence martiale) correspond à des réserves de fer insuffisantes pour couvrir les besoins du corps, qu'il y ait ou non une anémie ; on ne parle d'anémie ferriprive que lorsque l'hémoglobine passe sous les seuils de définition de l'anémie [5]. Une carence en fer sans anémie serait au moins deux fois plus fréquente que l'anémie ferriprive [5], et des troubles peuvent survenir même en l'absence d'anémie [3].

La carence en fer, principalement due à un apport alimentaire insuffisant, est considérée comme la carence nutritionnelle la plus courante conduisant à l'anémie [1]. L'anémie est évitable et traitable [1].

Causes et mécanisme

Les principaux mécanismes de la carence en fer sont [1,2,5] :

  • une alimentation pauvre en fer ou une absorption insuffisante du fer [1,2] ;
  • des besoins accrus : nourrissons, enfants d'âge préscolaire, femmes enceintes [5] ; à partir de 6 mois, les réserves de fer acquises à la naissance sont généralement épuisées [2] ;
  • des pertes de sang : règles abondantes, accouchement et hémorragie du post-partum, infections parasitaires [1,2] ;
  • les ankylostomes, vers intestinaux qui se fixent à l'intestin grêle et se nourrissent de sang, provoquant des pertes de sang chroniques ; une infestation modérée à forte peut entraîner une anémie ferriprive [2]. La schistosomiase entraîne aussi des pertes de nutriments [1] ;
  • des grossesses rapprochées : un intervalle de moins de deux ans entre les naissances est associé à un risque accru d'anémie chez la mère [2] ;
  • de faibles réserves de fer à la naissance et des interactions alimentaires qui diminuent la biodisponibilité du fer [1].

Paludisme et inflammation : le paludisme est une cause majeure d'anémie dans les zones d'endémie [2]. Même sans symptômes, l'infection palustre double la concentration d'hepcidine, l'hormone qui régule le fer, ce qui diminue l'absorption et l'utilisation du fer [2]. Plus généralement, l'inflammation bloque la libération du fer dans le sang par l'action de l'hepcidine [3].

Transmission et facteurs de risque

L'anémie ferriprive n'est pas contagieuse : elle résulte d'un manque d'apport, d'un défaut d'absorption, de besoins accrus ou de pertes de fer [1,5]. En revanche, certaines infections qui y contribuent se transmettent, comme les ankylostomes et autres géohelminthes ou le paludisme [1,2].

Épidémiologie

Monde. On estime que 40 % des enfants de 6 à 59 mois, 37 % des femmes enceintes et 30 % des femmes de 15 à 49 ans sont touchés par l'anémie ; en 2019, cela représentait 269 millions d'enfants et 539 millions de femmes non enceintes [1]. En 2019, l'anémie a fait perdre 50 millions d'années de vie en bonne santé ; ses causes principales étaient la carence nutritionnelle en fer, la thalassémie et le trait drépanocytaire, et le paludisme [1]. La carence alimentaire en fer est la première cause d'anémie dans le monde dans la plupart des groupes de population [2].

Les adolescentes sont aussi exposées : selon les données du Global Burden of Disease de 2021, l'anémie touche 33 % des filles de 10 à 19 ans contre 18 % des garçons du même âge [2].

Afrique. La Région africaine et la Région de l'Asie du Sud-Est de l'OMS sont les plus touchées, avec environ 106 millions de femmes et 103 millions d'enfants atteints d'anémie en Afrique [1]. L'anémie sévère est la plus fréquente dans la Région africaine chez les enfants de tous âges [2]. Le paludisme, les géohelminthes (dont les ankylostomes) et la schistosomiase pèsent davantage dans les régions tropicales d'Afrique subsaharienne [2].

République du Congo. À Brazzaville, chez 363 femmes enceintes suivies en consultation prénatale en 2012-2013, plus de la moitié (51,5 %) étaient anémiques, et l'infection palustre était associée à l'anémie [8]. Chez 120 donneurs de sang du Centre national de transfusion sanguine (Brazzaville, 2021), la carence en fer touchait 16,7 %, l'anémie 31,7 % et l'anémie ferriprive 10,8 % ; le sexe féminin et les dons répétés étaient associés à ces anomalies [7].

Signes cliniques

Les symptômes courants, peu spécifiques, sont [1] :

  • une fatigue, une capacité réduite à l'effort physique [1] ;
  • des vertiges ou une sensation d'étourdissement [1] ;
  • des mains et des pieds froids [1] ;
  • des maux de tête [1] ;
  • un essoufflement, surtout à l'effort [1].

Les signes de carence en fer, d'anémie ferriprive et d'anémie inflammatoire se ressemblent et passent souvent inaperçus [5].

Signes de gravité

L'anémie sévère peut provoquer [1] :

  • une pâleur des muqueuses (bouche, nez) et de la peau, y compris sous les ongles [1] ;
  • une respiration et un rythme cardiaque rapides [1] ;
  • des étourdissements au moment de se lever [1] ;
  • des bleus (ecchymoses) qui apparaissent plus facilement [1].

On parle d'anémie sévère lorsque l'hémoglobine est inférieure à 70 g/L chez la femme enceinte et le jeune enfant, et à 80 g/L dans les autres groupes [2].

Conséquences : dans les cas graves, l'anémie peut entraîner un retard cognitif et moteur chez l'enfant [1]. Pendant la grossesse, elle est associée à des naissances prématurées, à un faible poids de naissance et à la mortalité maternelle [1]. Une femme anémique tolère moins bien les saignements après l'accouchement [2].

Une anémie sévère (pâleur importante, essoufflement, cœur rapide), surtout chez un jeune enfant ou une femme enceinte, nécessite une prise en charge rapide dans une structure de soins [1,2].

Diagnostic

Diagnostic clinique

L'interrogatoire et l'examen recherchent les signes d'anémie (fatigue, essoufflement, pâleur) et sa cause : alimentation, règles abondantes, grossesse, saignements, vers intestinaux, paludisme [1,5]. La carence en fer n'est pas un diagnostic en soi : il faut tenir compte de l'âge, du sexe, des antécédents et des symptômes pour en trouver la cause [5].

Une cause doit être recherchée chez tout patient carencé en fer ; chez l'homme et la femme ménopausée, une exploration digestive (endoscopie) est justifiée pour écarter un saignement digestif, et un dépistage de la maladie cœliaque doit être envisagé [3].

Examens biologiques

Hémoglobine (numération formule sanguine) : l'anémie est définie par un taux d'hémoglobine inférieur à un seuil fixé par l'OMS selon l'âge, le sexe et la grossesse [1]. En 2024, l'OMS a révisé ces seuils [2] :

GroupeSeuil d'anémie (hémoglobine inférieure à)5e centile chez des personnes en bonne santé (analyse de 2024)
Enfants de 6 à 23 mois105 g/L (au lieu de 110 g/L auparavant) [2]104,4 g/L [4]
Enfants de 24 à 59 moisSeuil inchangé en 2024 [2]110,2 g/L [4]
Enfants de 5 à 11 ansSeuil inchangé en 2024 [2]114,4 g/L [4]
Femmes non enceintes120 g/L [5]119,7 g/L (18-65 ans) [4]
Hommes130 g/L [5]134,9 g/L (18-65 ans) [4]
Femmes enceintes110 g/L [5] ; depuis 2024, seuils propres à chaque trimestre [2]110,3 g/L au 1er trimestre, 105,9 g/L au 2e trimestre [4]

La révision de 2024 a aussi fixé des limites d'âge (15 à 65 ans) pour les adultes et des corrections selon l'altitude et le tabagisme [2]. Les données disponibles ne montrent pas que les seuils devraient différer selon l'origine des personnes [4].

Ferritine : la ferritine du sérum est le marqueur le plus utilisé pour évaluer les réserves de fer [5]. Les seuils de l'OMS pour la carence en fer sont une ferritine inférieure à 12 µg/L chez le jeune enfant [6] et, au-delà de 5 ans, inférieure à 15 µg/L, ou inférieure à 70 µg/L en cas d'infection ou d'inflammation [5] ; pendant la grossesse, le seuil de 15 µg/L est recommandé pour le premier trimestre [5]. Ces seuils, fixés sur avis d'experts, sont discutés : des seuils plus élevés (environ 20 µg/L chez l'enfant et 25 µg/L chez la femme) détectent plus tôt le manque de fer [6,5].

Inflammation : la ferritine augmente en cas d'inflammation ou d'infection, ce qui peut masquer une carence en fer [5] ; ainsi, chez les malades de la tuberculose, distinguer une anémie inflammatoire d'une anémie ferriprive est difficile [2]. Le coefficient de saturation de la transferrine est le complément le plus utilisé de la ferritine [5].

Taille des globules rouges (VGM) : la carence en fer donne typiquement des globules rouges petits (microcytose), alors que les carences en vitamine B12 et en folates donnent des globules rouges gros (macrocytose) ; l'association de plusieurs carences peut brouiller ces repères [2].

Tests de diagnostic rapide

Dans les enquêtes, l'hémoglobine est souvent mesurée sur une goutte de sang capillaire avec un appareil portable ; la mesure sur sang veineux est plus précise que sur sang capillaire, en particulier sur une goutte unique [2]. Aucun test rapide de la ferritine n'est décrit dans les sources consultées pour cette fiche ; la carence en fer se confirme par le dosage de la ferritine au laboratoire [5].

Diagnostic différentiel

Toute anémie n'est pas due au manque de fer ; plusieurs causes s'associent souvent [2,1] :

Maladie à évoquerÉléments à connaître
PaludismeCause majeure d'anémie en zone d'endémie ; l'anémie palustre sévère cause environ un tiers des décès liés au paludisme, surtout avant 5 ans [2].
Thalassémie (trait thalassémique)Donne aussi une anémie à petits globules rouges (hypochrome microcytaire), avec une hémoglobine souvent proche de la normale (100 à 130 g/L) [2].
Drépanocytose et autres anomalies héréditaires des globules rougesCause fréquente d'anémie dans certaines régions ; le trait drépanocytaire seul n'entraîne pas d'anémie [1,2].
Anémie inflammatoire (maladies chroniques, infections)La ferritine peut être normale ou élevée malgré un manque de fer disponible [3,5].
Carence en vitamine B12 ou en folatesDonne des globules rouges gros (macrocytose) [2]. Les carences en vitamine A et en riboflavine peuvent aussi causer une anémie [1].
Infection par le VIHProvoque une anémie par plusieurs mécanismes, dont la production insuffisante ou la destruction des globules rouges, les pertes de sang et les effets des médicaments [1].
Schistosomiase et géohelminthiasesEntraînent des pertes de sang et de nutriments, et donc une carence en fer associée [1,2].

Évolution, complications et pronostic

Avec un traitement adapté et la correction de sa cause, l'anémie ferriprive est traitable [1,3]. Non corrigée, elle retentit sur les résultats scolaires, le développement et le comportement de l'enfant, la productivité à l'âge adulte et l'issue de la grossesse [1].

Plusieurs causes d'anémie s'associent souvent (autres carences, anomalies de l'hémoglobine, inflammation, infections) : le traitement par le fer ne corrige que la part de l'anémie due au manque de fer [2].

Traitement

Le traitement dépend de la cause sous-jacente [1]. Le fer par voie orale est le traitement de première intention dans la plupart des cas [3], par exemple le sulfate ferreux. Les fortes doses fractionnées dans la journée ne sont plus conseillées : après une prise de fer, l'hepcidine augmente et limite l'absorption des prises suivantes [2,3].

Fer par voie intraveineuse : les formulations modernes permettent de remplacer rapidement et sans danger tout le fer manquant en une perfusion [3]. Chez la femme enceinte en zone d'endémie palustre, deux grands essais ont montré que le carboxymaltose ferrique au 2e ou 3e trimestre était sûr et plus efficace que le fer oral [2]. Le carboxymaltose ferrique ne figure pas dans la base Africa Medical Data [2].

Anémie sévère : elle relève du protocole local, qui peut comprendre le fer intraveineux ou la transfusion de globules rouges [2].

Traiter la cause [1,2] :

  • vers intestinaux : le albendazole et le mébendazole sont les principaux traitements des géohelminthiases (dont les ankylostomes) ; la schistosomiase est traitée par le praziquantel, et l'effet sur l'anémie est maximal quand l'albendazole est associé au praziquantel [2] ;
  • paludisme : donner du fer sans traiter d'abord l'infection ne corrige pas l'anémie, et une supplémentation systématique en fer pourrait être nocive en zone d'endémie ; traiter le paludisme, même sans symptômes, réduit l'inflammation et améliore l'absorption du fer [2] ;
  • règles abondantes : consulter pour un traitement ; des compléments de fer ou une contraception hormonale peuvent être proposés [1]. L'acide tranexamique fait partie des médicaments efficaces en première intention [2].

Les posologies ne figurent pas dans cette fiche. Elles sont données dans la fiche de chaque médicament ; la prise en charge suit les recommandations de l'OMS et le protocole national [1,2].

Médicaments de la base cités dans cette fiche

Prévention

Alimentation : consommer des aliments riches en fer (viandes rouges maigres, poissons, volailles, légumineuses comme les lentilles et les haricots, céréales enrichies, légumes à feuilles vert foncé) et des fruits et légumes riches en vitamine C, qui aident à absorber le fer ; éviter de prendre en même temps que ces aliments du thé, du café, du cacao, du son ou du calcium, qui ralentissent l'absorption du fer [1]. Si vous prenez du calcium et du fer, prenez-les à des moments différents [1].

Supplémentation chez l'enfant : là où plus de 40 % de la population est anémique, l'OMS recommande une supplémentation en fer universelle pour les femmes et les enfants [2] ; pour les enfants de 6 à 23 mois, il s'agit de compléments de fer, seuls ou avec d'autres micronutriments, ou de poudres de micronutriments ajoutées aux repas [2].

Grossesse : la supplémentation en fer et en acide folique (ou des compléments multivitaminés et minéraux contenant du fer) s'accompagne d'autres mesures recommandées par l'OMS selon le contexte, comme le déparasitage pendant la grossesse et le traitement préventif intermittent du paludisme [2]. L'acide folique est recommandé de trois mois avant la conception jusqu'à 12 semaines de grossesse [2]. Attendre au moins 24 mois entre deux grossesses [1].

À l'accouchement : retarder le clampage du cordon ombilical d'au moins une minute augmente les réserves de fer du nouveau-né [1,2]. Prévenir et traiter les hémorragies avant et après l'accouchement [1].

Infections : prévenir et traiter le paludisme, la schistosomiase et les géohelminthiases ; se laver les mains à l'eau et au savon et utiliser des toilettes propres [1]. La supplémentation en vitamine A (rétinol) peut réduire le risque d'anémie dans plusieurs groupes de population [2].

Donneurs de sang : à Brazzaville, les auteurs recommandent de mesurer systématiquement l'hémoglobine et la ferritine avant d'autoriser un don [7].

Quand consulter en urgence

Consultez un centre de santé en cas de fatigue inhabituelle, d'essoufflement à l'effort, de vertiges ou de pâleur, surtout chez un jeune enfant, une adolescente ou une femme enceinte [1].

Consultez aussi en cas de règles abondantes, et faites-vous soigner rapidement si vous pensez avoir le paludisme [1,2].

Urgence : pâleur très marquée des lèvres, de la langue ou des ongles, essoufflement au repos, cœur très rapide, malaise au lever, surtout chez un enfant ou une femme enceinte. Rendez-vous immédiatement dans une structure de soins [1,2].

Ne prenez des compléments de fer que sur recommandation d'un professionnel de santé qualifié [1].

Maladies associées

Sources et mise à jour

  1. OMS · Organisation mondiale de la Santé. Anémie (aide-mémoire). 2025. Version du 10 février 2025.
  2. Revue à comité de lecture · Atkinson SH, Suchdev PS, et al. Getting back on track to meet global anaemia reduction targets: a Lancet Haematology Commission. Lancet Haematol. 2025;12(9):e717-e767. 2025. Sections sur la définition (seuils OMS 2024), les causes (ankylostomes, paludisme, thalassémie) et les interventions (fer, déparasitage).
  3. Revue à comité de lecture · Pasricha SR, Tye-Din J, Muckenthaler MU, Swinkels DW. Iron deficiency. Lancet. 2021;397(10270):233-248. 2021. Résumé.
  4. Revue à comité de lecture · Braat S, Fielding KL, Han J, et al. Haemoglobin thresholds to define anaemia from age 6 months to 65 years: estimates from international data sources. Lancet Haematol. 2024;11(4):e253-e264. 2024. Résumé (analyse financée par l'OMS ayant éclairé la révision des seuils).
  5. Revue à comité de lecture · Cançado RD, Leite LAC, Muñoz M. Defining Global Thresholds for Serum Ferritin: A Challenging Mission in Establishing the Iron Deficiency Diagnosis in This Era of Striving for Health Equity. Diagnostics (Basel). 2025;15(3):289. 2025. Sections 2 à 6 (ferritine, causes, seuils OMS).
  6. Revue à comité de lecture · Mei Z, Addo OY, Jefferds ME, et al. Comparison of Current World Health Organization Guidelines with Physiologically Based Serum Ferritin Thresholds for Iron Deficiency in Healthy Young Children and Nonpregnant Women Using Data from the Third National Health and Nutrition Examination Survey. J Nutr. 2023;153(3):771-780. 2023. Résumé.
  7. Revue à comité de lecture · Galiba Atipo-Tsiba FO, Gayaba Mouyabi EQ, Angounda BM, et al. Prevalence of Iron Deficiency, Anemia, and Associated Factors in a Blood Donor Population in Brazzaville, Congo. Anemia. 2023;2023:8827984. 2023. Résumé (données de Brazzaville, 2021).
  8. Revue à comité de lecture · Ntoumi F, Bakoua D, Fesser A, et al. Characterization of asymptomatic Plasmodium falciparum infection and its risk factors in pregnant women from the Republic of Congo. Acta Trop. 2015;153:111-115. 2015. Résumé (femmes enceintes du sud de Brazzaville, 2012-2013).

Fiche mise à jour le 5 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 5 octobre 2028.