Dépression
Trouble mental courant, à ne pas confondre avec les changements d'humeur ordinaires : la personne se sent triste, vide ou irritable, ou ne ressent plus ni plaisir ni intérêt, presque tous les jours pendant au moins deux semaines. Elle s'accompagne souvent de fatigue, de troubles du sommeil et de l'appétit, de difficultés de concentration et parfois d'idées suicidaires. Elle touche environ 5 % des adultes dans le monde, plus souvent les femmes. Des traitements efficaces existent : psychothérapies en premier lieu, associées à des antidépresseurs dans les formes modérées ou sévères.
Autres noms : Trouble dépressif, Trouble dépressif majeur, Épisode dépressif. En anglais : Depression, Major depressive disorder. CIM-10 : F32-F33. Système : Troubles mentaux et du comportement.
Définition
La dépression (ou trouble dépressif) est un problème de santé mentale courant, à distinguer des changements d'humeur ordinaires et des sentiments que peut inspirer la vie quotidienne ; elle se caractérise par une humeur dépressive ou par une perte durable de la capacité à éprouver du plaisir ou de l'intérêt [1].
Dans la forme habituelle, appelée trouble dépressif majeur ou épisode dépressif, l'humeur dépressive (sentiment de tristesse et de vide, irritabilité) est présente la plus grande partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines [1]. La maladie associe une humeur dépressive, une diminution des intérêts, une altération des fonctions cognitives et des symptômes dits végétatifs, comme les troubles du sommeil ou de l'appétit [3].
Un épisode dépressif est classé comme léger, modéré ou sévère selon le nombre et la gravité des symptômes et selon leur impact sur le fonctionnement de la personne [1]. On distingue [1] :
- le trouble dépressif à épisode unique : la personne vit son premier et seul épisode [1] ;
- le trouble dépressif récurrent : la personne a déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs [1] ;
- le trouble bipolaire, qui associe des épisodes dépressifs et des périodes de symptômes maniaques ; il est traité à part (voir « Diagnostic différentiel ») [1].
Causes et mécanisme
La dépression résulte d'une interaction complexe de facteurs sociaux, psychologiques et biologiques [1]. Les personnes victimes de maltraitance ou ayant vécu des pertes traumatisantes ou d'autres événements stressants sont plus susceptibles que les autres d'en souffrir ; les épreuves comme le chômage, le deuil ou les traumatismes augmentent le risque [1].
Les causes sont multiples et aucun mécanisme unique n'explique tous les aspects de la maladie [3]. Les principaux éléments en cause sont [3] :
- des facteurs génétiques : l'héritabilité est estimée à environ 35 % [3] ;
- des facteurs de l'environnement : la maltraitance sexuelle, physique ou émotionnelle pendant l'enfance est fortement associée au risque de dépression [3] ;
- des perturbations des systèmes biologiques de réponse au stress, notamment l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système immunitaire [3].
La dépression est étroitement liée à la santé physique. Bon nombre de ses facteurs d'influence, comme l'inactivité physique ou l'usage nocif de l'alcool, sont aussi des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète et d'affections respiratoires ; les personnes atteintes de ces maladies peuvent à leur tour souffrir de dépression en raison des difficultés liées à la prise en charge de leur état [1]. La dépression peut elle-même entraîner davantage de stress et de dysfonctionnements, ce qui aggrave la situation de la personne [1].
Transmission et facteurs de risque
La dépression n'est pas une maladie infectieuse : elle résulte de l'interaction de facteurs sociaux, psychologiques et biologiques [1]. Une part du risque est génétique (héritabilité estimée à environ 35 %), ce qui explique que la maladie puisse se retrouver dans une même famille [3].
Épidémiologie
Monde. En 2023, on estime que 4 % de la population souffrait de dépression, dont 5,2 % des adultes (4,1 % des hommes et 6,2 % des femmes) et 5,4 % des personnes âgées de 70 ans ou plus, soit environ 322 millions de personnes [1]. Selon l'OMS, la dépression est environ 1,5 fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme [1] (deux fois plus selon une autre revue, qui estime qu'un adulte sur six est touché au cours de sa vie [3]). Dans le monde, plus de 10 % des femmes enceintes et des femmes qui viennent d'accoucher souffrent de dépression [1].
Selon l'étude Global Burden of Disease 2023, les troubles mentaux sont la première cause d'années vécues avec une incapacité (17,3 % du total), et le trouble dépressif majeur est au 15e rang des 304 maladies et blessures classées selon les années de vie en bonne santé perdues (DALY) [6]. Entre 1990 et 2023, la prévalence standardisée sur l'âge du trouble dépressif majeur a nettement augmenté [6].
Traitement. Dans les pays à revenu élevé, seul un tiers environ des personnes souffrant de dépression bénéficient de soins de santé mentale ; le manque d'investissements, le manque de soignants formés et la stigmatisation sociale sont des obstacles à une prise en charge efficace [1].
Afrique. Une revue systématique de 8 études menées en Éthiopie a trouvé une prévalence groupée de dépression de 40,9 % (intervalle de confiance à 95 % : 26,5 à 55,3) chez les survivants d'un accident vasculaire cérébral, avec de grandes différences d'une étude à l'autre ; être une femme, ne pas savoir lire et avoir plus de 40 ans étaient associés à un risque plus élevé [10]. Dans le comté de Makueni, au Kenya, qui ne compte ni psychiatre ni psychologue clinicien, des agents de santé formés au guide d'intervention mhGAP de l'OMS ont pris en charge des personnes atteintes de troubles mentaux, dont la dépression, dans 20 établissements de santé [11].
Signes cliniques
L'épisode dépressif se caractérise par une humeur dépressive (sentiment de tristesse et de vide, irritabilité), qui s'accompagne parfois d'une perte de la capacité à éprouver du plaisir ou de l'intérêt ; cette humeur est présente la plus grande partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines [1]. D'autres symptômes sont souvent présents [1] :
- des difficultés de concentration [1] ;
- des sentiments de culpabilité excessive ou une faible estime de soi [1] ;
- un désespoir face à l'avenir [1] ;
- des idées suicidaires [1] ;
- des troubles du sommeil [1] ;
- des fluctuations de l'appétit ou du poids [1] ;
- une fatigue intense ou une perte d'énergie [1].
La dépression peut entraîner des difficultés dans tous les domaines de la vie : relations avec la famille, les amis et l'entourage, vie professionnelle ou scolaire. Elle peut être la conséquence ou l'origine de problèmes scolaires ou professionnels [1].
Signes de gravité
Risque de suicide. La dépression peut conduire au suicide [1]. On estime que quelque 727 000 personnes se sont suicidées en 2021, et le suicide est la troisième cause de décès chez les 15-29 ans [1]. Les liens entre le suicide et les troubles mentaux, en particulier la dépression, sont bien établis [7].
Retentissement. La dépression limite fortement le fonctionnement psychosocial et diminue la qualité de vie ; sa détection, son diagnostic et sa prise en charge sont parfois difficiles à cause de ses présentations variées, de son évolution imprévisible et de la réponse variable au traitement [4].
Si vous avez des idées suicidaires, parlez de ce que vous ressentez à une personne de confiance et consultez un médecin ou un professionnel en mesure de vous conseiller. Si vous pensez risquer de vous faire du mal immédiatement, contactez un service d'urgence ou un service téléphonique d'aide par l'écoute [1].
Diagnostic
Diagnostic clinique
Le diagnostic repose sur la présence des symptômes décrits plus haut et sur leur durée : une humeur dépressive présente la plus grande partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines, qu'il faut distinguer des fluctuations ordinaires de l'humeur [1]. La détection et le diagnostic sont parfois difficiles, car la maladie se présente de façons variées [4].
Lors de l'évaluation, les recommandations britanniques (NICE, 2022) invitent le soignant à prendre en compte les points suivants [2] :
| Point à évaluer | Ce qu'il faut rechercher |
|---|---|
| Idées suicidaires | Il faut toujours interroger directement la personne sur ses idées suicidaires et ses intentions [2]. |
| Antécédents d'humeur élevée | Rechercher une période d'humeur élevée pour savoir si la dépression fait partie d'un trouble bipolaire [2]. |
| Santé physique | Tenir compte de la santé physique et des maladies physiques associées [2]. |
| Autres troubles mentaux | Rechercher d'autres problèmes de santé mentale [2]. |
| Alcool et drogues | Tenir compte de la consommation d'alcool et de drogues, prescrites ou illicites [2]. |
| Histoire de la maladie | Antécédents, durée et évolution, retentissement sur le fonctionnement, réponses aux traitements déjà reçus [2]. |
| Contexte de vie | Événements stressants ou traumatisants, conditions de vie, dettes, emploi, solitude et isolement social, relations avec l'entourage [2]. |
Examens biologiques
Questionnaires : des mesures validées, comme le questionnaire PHQ-9, aident à évaluer la dépression [2]. Dans un essai mené au Zimbabwe, les troubles mentaux courants étaient dépistés avec le questionnaire de symptômes en shona SSQ-14 (score de 9 ou plus), et le PHQ-9 servait à suivre l'évolution des symptômes [12].
Recherche des maladies et des facteurs associés : l'évaluation tient compte de la santé physique et des maladies physiques coexistantes, des autres troubles mentaux et de la consommation d'alcool et de drogues [2].
Réévaluation : l'effet du traitement est revu entre 2 et 4 semaines après son début [2].
Diagnostic différentiel
Plusieurs situations peuvent ressembler à une dépression ou s'y associer [1,2,8] :
| Situation à évoquer | Éléments à connaître |
|---|---|
| Variations ordinaires de l'humeur | L'épisode dépressif se distingue des fluctuations habituelles de l'humeur par la présence d'une humeur dépressive la plus grande partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines [1]. |
| Trouble bipolaire | Alternance d'épisodes dépressifs et de périodes de symptômes maniaques (euphorie ou irritabilité, activité ou énergie accrue, logorrhée, accélération de la pensée, diminution du besoin de sommeil, impulsivité) [1]. Il faut rechercher des antécédents d'humeur élevée [2]. Les épisodes dépressifs dominent l'évolution du trouble bipolaire ; les antidépresseurs y sont très prescrits malgré des preuves d'efficacité peu convaincantes, et peuvent déstabiliser l'humeur [8]. |
| Maladies physiques, alcool et drogues | La santé physique, les maladies associées et la consommation d'alcool ou de drogues (prescrites ou illicites) sont à prendre en compte lors de l'évaluation [2]. L'usage nocif d'alcool ou de drogues illicites peut aggraver la dépression [1]. |
| Autres troubles mentaux | D'autres problèmes de santé mentale peuvent coexister avec la dépression et doivent être recherchés [2]. |
Évolution, complications et pronostic
L'évolution de la dépression est imprévisible et la réponse au traitement varie d'une personne à l'autre [4]. Le trouble peut se limiter à un seul épisode ou être récurrent, avec au moins deux épisodes [1].
La dépression peut entraîner davantage de stress et de dysfonctionnements, ce qui aggrave la situation de la personne et son état dépressif [1]. Elle peut aussi conduire au suicide [1].
Après la rémission des symptômes, un antidépresseur est généralement poursuivi pendant au moins 6 mois, avec des réévaluations régulières [2]. Chez les personnes qui n'ont pas répondu à plusieurs associations de traitements, l'électroconvulsivothérapie est le traitement dont l'efficacité est la mieux établie [3].
Traitement
Il existe des traitements efficaces contre la dépression légère, modérée ou sévère, notamment les psychothérapies et les médicaments [1]. Les psychothérapies sont les premiers traitements ; dans les cas de dépression modérée ou sévère, elles peuvent être associées à des antidépresseurs, qui ne sont pas nécessaires pour traiter la dépression légère [1].
Psychothérapies. Les psychothérapies efficaces sont l'activation comportementale, la thérapie cognitivo-comportementale, la psychothérapie interpersonnelle et la thérapie de résolution de problèmes [1]. Elles peuvent être dispensées en présentiel ou en ligne, par des professionnels ou par des thérapeutes non professionnels encadrés [1]. Pour la dépression périnatale, des interventions psychologiques simples (thérapie cognitivo-comportementale, résolution de problèmes, psychothérapie interpersonnelle) confiées à des agents de santé communautaires, des pairs ou des conseillers non professionnels réduisent les symptômes dans des pays à ressources limitées, avec un niveau de preuve faible à modéré [9].
Choix selon la gravité (recommandations NICE, 2022) [2] :
| Forme | Options de première intention |
|---|---|
| Dépression moins sévère | Auto-aide guidée, thérapie cognitivo-comportementale individuelle ou de groupe, activation comportementale, exercice en groupe, psychothérapie interpersonnelle, conseil ; un antidépresseur de type ISRS n'est proposé que si la personne, bien informée, le préfère [2]. |
| Dépression plus sévère | Association d'une thérapie cognitivo-comportementale individuelle et d'un antidépresseur, ou thérapie cognitivo-comportementale individuelle seule, activation comportementale individuelle ou antidépresseur seul, selon un choix partagé avec la personne ; les ISRS sont généralement bien tolérés et peuvent être le premier choix pour la plupart des personnes [2]. |
Antidépresseurs. Les antidépresseurs comprennent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme la fluoxétine [1]. Une revue systématique de 522 essais a montré que tous les antidépresseurs étudiés sont plus efficaces que le placebo chez l'adulte, l'amitriptyline étant la plus efficace contre placebo et la réboxétine la moins efficace [5]. Dans les comparaisons directes, l'amitriptyline, l'escitalopram, la paroxétine et la venlafaxine figurent parmi les plus efficaces ; l'escitalopram et la fluoxétine sont mieux tolérés, alors que l'amitriptyline, la clomipramine et la venlafaxine sont le plus souvent arrêtées à cause des effets indésirables [5]. La qualité des preuves va de modérée à très faible [5].
Surveillance du traitement. Les antidépresseurs peuvent provoquer au début du traitement une agitation, une anxiété et des idées suicidaires, d'où la nécessité de surveiller la tolérance et les idées suicidaires dans les premières semaines [2]. Le premier contrôle a lieu en général dans les 2 semaines, et au bout de 1 semaine chez les 18-25 ans ou en cas de risque de suicide [2]. Les autres effets indésirables possibles sont la prise de poids, la somnolence, les troubles de la fonction sexuelle et un risque accru de saignement [2].
Arrêt du traitement. L'arrêt brutal d'un antidépresseur peut provoquer des symptômes de sevrage (vertiges, sensations de décharge électrique, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, sueurs, nausées, maux de tête), plus fréquents avec la paroxétine et la venlafaxine ; la dose doit donc être réduite progressivement, à un rythme convenu avec la personne [2].
Enfants et adolescents. Les antidépresseurs ne doivent pas être utilisés pour traiter la dépression chez l'enfant et ne sont pas prescrits en première intention chez les adolescents, chez qui ils sont utilisés avec une très grande prudence [1].
Risque de suicide. Le traitement de la dépression ne doit pas être retenu à cause d'un risque suicidaire ; en cas de prescription d'antidépresseur, il faut tenir compte de la toxicité en cas de surdosage et, si besoin, limiter la quantité de médicament remise à la personne [2]. En cas de risque immédiat considérable, la personne doit être adressée en urgence aux services spécialisés de santé mentale [2].
Prise en charge dans les soins de base en Afrique. Le programme mhGAP de l'OMS vise à développer les services destinés aux personnes atteintes de troubles mentaux grâce à des soins dispensés par des soignants non spécialisés en santé mentale [1]. Au Zimbabwe, l'intervention « Friendship Bench » (6 séances hebdomadaires de thérapie de résolution de problèmes menées par des agents de santé non spécialisés) a réduit les symptômes de troubles mentaux courants mesurés par le SSQ-14 chez des personnes vivant avec le VIH, sans différence sur le score PHQ-9 ni effet sur l'observance du traitement antirétroviral [12].
Auto-prise en charge. Il est conseillé de continuer les activités appréciées auparavant, de rester en contact avec ses amis et sa famille, de faire de l'exercice régulièrement (même une courte promenade), de respecter autant que possible ses habitudes alimentaires et de sommeil, de parler de ce que l'on ressent à une personne de confiance, et d'éviter ou de limiter l'alcool et les drogues illicites, qui peuvent aggraver la dépression [1].
Médicaments de la base cités dans cette fiche
- Fluoxétine (Antidépresseur de type ISRS)
- Escitalopram (Antidépresseur de type ISRS)
- Paroxétine (Antidépresseur de type ISRS (sevrage plus fréquent à l'arrêt))
- Venlafaxine (Antidépresseur (sevrage plus fréquent à l'arrêt))
- Amitriptyline (Antidépresseur tricyclique)
- Clomipramine (Antidépresseur tricyclique)
Prévention
L'efficacité des programmes de prévention de la dépression est prouvée [1]. Les approches communautaires efficaces comprennent [1] :
- des programmes scolaires visant à renforcer l'aptitude des enfants et des adolescents à faire face aux difficultés [1] ;
- des interventions destinées aux parents d'enfants présentant des troubles du comportement, qui peuvent soulager les symptômes dépressifs chez les parents [1] ;
- des programmes d'exercice physique à l'intention des personnes âgées [1].
Prévention du suicide. Dans le cadre de son initiative LIVE LIFE, l'OMS recommande de limiter l'accès aux moyens de se suicider (pesticides, armes à feu, certains médicaments), d'échanger avec les médias pour un traitement responsable des suicides, de favoriser les compétences socioémotionnelles chez les adolescents et d'identifier précocement toute personne ayant des conduites suicidaires, de l'évaluer, de la prendre en charge et d'assurer son suivi [7].
Prévention des rechutes et de la stigmatisation. La poursuite du traitement antidépresseur pendant au moins 6 mois après la rémission fait partie des recommandations [2]. La stigmatisation sociale associée aux troubles mentaux est un obstacle à la prise en charge [1] ; au Kenya, la formation des soignants au guide mhGAP de l'OMS a été associée à une baisse significative de la discrimination ressentie par les personnes atteintes de troubles mentaux (étude pilote, 6 mois de suivi) [11].
Quand consulter en urgence
Si vous présentez des symptômes de dépression, consultez un médecin [1]. Consultez notamment si, presque tous les jours depuis au moins deux semaines, vous vous sentez triste, vide ou irritable, si vous avez perdu l'intérêt ou le plaisir pour vos activités, ou si vous avez des troubles du sommeil, de l'appétit ou de la concentration, une grande fatigue ou un sentiment de culpabilité [1].
Si vous prenez un antidépresseur, signalez à votre médecin toute agitation, anxiété ou idée suicidaire apparue depuis le début du traitement, et ne l'arrêtez pas brutalement : l'arrêt doit être progressif [2].
Urgence : si vous avez des idées suicidaires et pensez risquer de vous faire du mal immédiatement, contactez un service d'urgence ou un service téléphonique d'aide par l'écoute. Rappelez-vous que vous n'êtes pas seul et que de nombreuses personnes ont vécu ce que vous vivez et ont trouvé de l'aide [1].
Maladies associées
Sources et mise à jour
- OMS · Organisation mondiale de la Santé. Trouble dépressif (dépression) (aide-mémoire). 2026. Version du 11 septembre 2026.
- Référence professionnelle · National Institute for Health and Care Excellence (NICE). Depression in adults: treatment and management (NG222). 2022. Publié le 29 juin 2022 ; chapitre Recommandations.
- Revue à comité de lecture · Otte C, Gold SM, Penninx BW, et al. Major depressive disorder. Nat Rev Dis Primers. 2016;2:16065. 2016. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · Malhi GS, Mann JJ. Depression. Lancet. 2018;392(10161):2299-2312. 2018. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · Cipriani A, Furukawa TA, Salanti G, et al. Comparative efficacy and acceptability of 21 antidepressant drugs for the acute treatment of adults with major depressive disorder: a systematic review and network meta-analysis. Lancet. 2018;391(10128):1357-1366. 2018. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · GBD 2023 Mental Disorders Collaborators. Updated trends in the global prevalence and burden of mental disorders, 1990-2023: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2023. Lancet. 2026;407(10543):2040-2064. 2026. Résumé de l'article.
- OMS · Organisation mondiale de la Santé. Suicide (aide-mémoire). 2024. Version du 29 août 2024.
- Revue à comité de lecture · McIntyre RS, Berk M, Brietzke E, et al. Bipolar disorders. Lancet. 2020;396(10265):1841-1856. 2020. Résumé de l'article (Seminar).
- Revue à comité de lecture · Boka A, Gela D, Tesfaye J. Effectiveness of psychological interventions for reducing depressive symptoms among women experiencing perinatal depression: a systematic review. AJOG Glob Rep. 2026;6(2):100654. 2026. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · Nigatie GK, Yirdaw BW, Assefa GW, Tassew WC. Post-Stroke Depression and Determinants in Ethiopia; A Systematic Review and Meta-Analysis. Int J Methods Psychiatr Res. 2026;35(4):e70109. 2026. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · Mutiso VN, Pike K, Musyimi CW, et al. Feasibility of WHO mhGAP-intervention guide in reducing experienced discrimination in people with mental disorders: a pilot study in a rural Kenyan setting. Epidemiol Psychiatr Sci. 2018;28(2):156-167. 2018. Résumé de l'article.
- Revue à comité de lecture · Haas AD, Kunzekwenyika C, Manzero J, et al. Effect of the Friendship Bench Intervention on Antiretroviral Therapy Outcomes and Mental Health Symptoms in Rural Zimbabwe: A Cluster Randomized Trial. JAMA Netw Open. 2023;6(7):e2323205. 2023. Résumé de l'article.
Fiche mise à jour le 13 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 13 octobre 2028.