Peste
Maladie due à la bactérie Yersinia pestis, qui touche d'abord de petits mammifères et leurs puces et se transmet à l'être humain par piqûre de puce, contact avec des tissus infectés ou inhalation de gouttelettes. La forme bubonique, la plus fréquente, se reconnaît à un ganglion très douloureux (le bubon) ; la forme pulmonaire est la plus grave et la seule à se transmettre facilement d'une personne à l'autre. Non traitée, la peste est souvent mortelle, mais des antibiotiques courants, donnés tôt, la guérissent.
Autres noms : Peste bubonique, Peste pulmonaire, Peste pneumonique, Peste septicémique, Infection à Yersinia pestis. En anglais : Plague, Bubonic plague, Pneumonic plague. CIM-10 : A20. Système : Maladies infectieuses et parasitaires.
Définition
La peste est une maladie infectieuse très grave de l'être humain, due à la bactérie Yersinia pestis. Elle est mortelle dans 30 à 60 % des cas de forme bubonique non traitée, et dans 30 à 100 % des cas de formes septicémique et pulmonaire non traitées [1].
C'est avant tout une maladie d'animaux : de petits mammifères, en particulier des rongeurs, en sont le réservoir, et leurs puces, le vecteur [1]. Elle persiste dans la nature en foyers stables, en Amérique, en Afrique et en Eurasie [6].
On distingue trois formes cliniques principales : la peste bubonique, la peste septicémique et la peste pulmonaire (ou pneumonique) [1]. Des formes rares, pharyngée, méningée et cutanée, existent aussi [3].
Causes et mécanisme
Yersinia pestis est un bacille à Gram négatif, sensible aux antibiotiques actifs sur les entérobactéries [1] et proche parent d'une bactérie entérique, Y. pseudotuberculosis [6]. Il se maintient dans l'environnement grâce à un équilibre entre des sols contaminés, des mammifères fouisseurs ou non, plus ou moins sensibles à la maladie, et leurs puces [6].
L'analyse des génomes anciens montre que Y. pestis descend d'un ancêtre commun avec Yersinia pseudotuberculosis, bactérie entérique proche ; l'acquisition de gènes à l'âge du bronze lui a donné la capacité d'être transmise par les puces. La maladie affecte les populations humaines depuis au moins 5 000 ans en Eurasie [6].
Trois pandémies historiques ont été décrites, la première à partir de l'an 541. La troisième est aujourd'hui largement apaisée : quelques centaines de cas humains sont déclarés, surtout dans un petit nombre de pays africains pauvres, où la peste est le plus souvent transmise par des puces associées aux rongeurs [6].
Transmission et facteurs de risque
La peste passe de l'animal à l'être humain de trois façons : par la piqûre d'une puce infectée, par contact direct avec des tissus ou des liquides d'animaux infectés, et par inhalation de gouttelettes respiratoires infectées [1].
La piqûre de puce provoque typiquement la peste bubonique, suivie parfois d'une dissémination dans le sang (forme septicémique). L'inhalation de gouttelettes, après un contact étroit avec un mammifère infecté, provoque une peste pulmonaire primaire. La consommation de viande crue contaminée, rarement rapportée, peut causer une peste pharyngée ou digestive [6].
La transmission d'une personne à l'autre est rare pour la peste bubonique. Elle est possible pour la forme pulmonaire, qui peut déclencher de graves épidémies, par les gouttelettes émises par le malade qui tousse [1]. Une peste pulmonaire peut aussi compliquer une peste bubonique ou septicémique non traitée [3].
Épidémiologie
Monde. De 2010 à 2015, 3 248 cas de peste, dont 584 mortels, ont été enregistrés dans le monde [1]. Les trois principaux pays d'endémie sont aujourd'hui Madagascar, la République démocratique du Congo et le Pérou [1]. La peste est une maladie liée à la pauvreté : son éradication n'est pas envisageable car la bactérie existe largement chez les animaux sauvages, ce qui plaide pour une approche « Une seule santé » (humaine, animale et environnementale) [7].
Madagascar. Le pays représente 75 % des cas mondiaux notifiés à l'OMS, avec 200 à 700 cas suspects par an, surtout bubonique [8]. Des cas sont notifiés presque chaque année pendant la saison épidémique, entre septembre et avril [1].
Épidémie urbaine de 2017 à Madagascar. Entre le 1er août et le 26 novembre 2017, 2 414 cas cliniquement suspects ont été notifiés, dont 78 % de peste pulmonaire. Parmi les cas pulmonaires probables ou confirmés, 84 % se concentraient dans la capitale, Antananarivo, et dans le grand port de Toamasina. Seuls 23 % des cas avaient au moins un test positif [8] ; selon une modélisation, 7 à 15 % des cas notifiés étaient réellement infectés par Y. pestis, la sur-notification étant maximale au pic de l'épidémie [9]. L'analyse génomique a montré des introductions multiples, à partir de foyers ruraux, par des voyageurs infectés [8].
Signes cliniques
La période d'incubation va de 1 à 7 jours ; elle peut n'être que de 24 heures dans la peste pulmonaire [1].
Le début est brutal, avec un état fébrile aigu et des symptômes généraux peu spécifiques : fièvre, frissons, maux de tête, douleurs du corps, grande faiblesse, nausées et vomissements [1].
- Peste bubonique : tuméfaction très douloureuse d'un ganglion lymphatique, le bubon, le plus souvent à l'aine, à l'aisselle ou au cou. La douleur est telle que le malade garde la région immobile. Sans traitement, le bubon peut s'ulcérer et suppurer [1,3].
- Peste septicémique : fièvre, frissons et faiblesse extrême, parfois douleurs abdominales, choc et saignements dans la peau ou les organes. Elle peut être inaugurale ou compliquer une peste bubonique non traitée [1,3].
- Peste pulmonaire : pneumonie d'évolution rapide, avec fièvre, toux, difficulté à respirer et crachats parfois sanglants [3].
Dans les formes rares, on peut observer une atteinte de la gorge (peste pharyngée), une méningite ou des lésions de la peau [3].
Signes de gravité
Sans traitement, la peste pulmonaire est presque toujours mortelle, en 18 à 24 heures selon l'OMS, et les formes septicémique et pulmonaire non traitées tuent dans 30 à 100 % des cas [1]. Ces formes progressent rapidement vers la mort en l'absence d'antibiotiques spécifiques [3].
Méningite pesteuse. Elle complique le plus souvent une peste bubonique (60 % des 84 cas publiés d'une revue) ; elle se manifeste par de la fièvre, une raideur de la nuque, des maux de tête et, dans 29 % des cas, des déficits neurologiques comme une atteinte des nerfs crâniens [11]. Dans cette revue, 96 % des malades non traités sont morts [11].
Grossesse. Dans une revue de 160 cas, la peste non traitée de la femme enceinte s'accompagnait d'une mortalité maternelle de 67 % et d'une perte fœtale de 74 % ; avec un traitement antibiotique, ces taux restaient élevés pour le fœtus (62 %) et plus bas pour la mère (29 %). Une transmission de la mère au fœtus est possible [10].
Toute fièvre brutale avec un ganglion très douloureux, ou avec toux et crachats sanglants, après une exposition aux puces, aux rongeurs ou à un malade de peste pulmonaire, est une urgence : l'antibiotique doit être donné sans attendre la confirmation [1,2,3].
Diagnostic
Diagnostic clinique
Le diagnostic est évoqué devant les signes cliniques et le contexte : séjour ou voyage dans une zone d'endémie, contact avec des rongeurs, des puces ou un malade atteint de peste pulmonaire [3]. Le bubon est la manifestation la plus courante, mais certains malades n'ont que des symptômes non spécifiques ; la forme septicémique peut par exemple se présenter avec des nausées, des vomissements, une diarrhée et des douleurs abdominales [3].
Les trois formes principales se distinguent ainsi [1,3] :
| Forme | Mode d'infection | Signes et incubation |
|---|---|---|
| Bubonique | Piqûre de puce infectée, ou contact avec des tissus d'animaux infectés [1,6]. | Bubon douloureux (aine, aisselle, cou) ; incubation habituelle de 2 à 8 jours [3]. |
| Septicémique | Piqûre de puce, contact avec un animal infecté, ou complication d'une forme bubonique non traitée [1,3,6]. | Fièvre, frissons, faiblesse, parfois signes digestifs ou choc ; incubation mal définie, probablement de quelques jours [3]. |
| Pulmonaire | Inhalation de gouttelettes d'un animal ou d'une personne atteint de peste pulmonaire, ou extension d'une forme bubonique ou septicémique [1,3]. | Fièvre, toux, souffle court, crachats parfois sanglants ; incubation habituelle de 1 à 3 jours [3]. |
Devant un cas suspect de peste pulmonaire, il faut isoler le malade et appliquer les précautions « gouttelettes » en plus des précautions standard [2,3].
Examens biologiques
Le diagnostic de certitude repose sur le laboratoire. On cherche Y. pestis dans du pus de bubon prélevé par aspiration (qui contient souvent de nombreux bacilles), dans le sang et, chez les malades très atteints de peste pulmonaire, dans les crachats [1,3,7].
Culture : la bactérie pousse sur des milieux usuels (gélose au sang de mouton, gélose MacConkey, bouillon cœur-cervelle) avec une croissance optimale à 26-28 °C ; l'incubation à 37 °C est nécessaire à la production de l'antigène F1. Les systèmes d'identification biochimique usuels peuvent la confondre avec Yersinia pseudotuberculosis ou d'autres entérobactéries [7].
PCR : elle détecte des gènes de Y. pestis (par exemple caf1, qui code l'antigène F1, ou pla) [7]. Dans l'épidémie de 2017 à Madagascar, les méthodes de biologie moléculaire offraient le meilleur compromis entre sensibilité et spécificité [9].
Sérologie : la détection d'anticorps dirigés contre l'antigène F1, ou une multiplication par quatre de leur titre entre deux prélèvements, constituent une preuve sérologique d'infection [7].
Tests de diagnostic rapide
Le test rapide sur bandelette détecte l'antigène F1 de Y. pestis dans le pus de bubon, le sang ou les crachats [1,7]. Il est utile sur le terrain, mais ses performances varient.
- Pendant l'épidémie urbaine de 2017 à Madagascar, la spécificité du test rapide était relativement faible : 82 % pour la forme pulmonaire et 85 % pour la forme bubonique [9].
- Lors de la saison épidémique de 2018, la performance était meilleure dans la forme bubonique (spécificité 99 %, sensibilité 91 %) : le contexte d'une épidémie vaste et explosive a probablement dégradé les résultats [9].
Un résultat positif au test rapide doit donc être confirmé, idéalement par culture ou PCR [7,9].
Diagnostic différentiel
La peste débute souvent comme un syndrome pseudo-grippal ; seule la recherche de la bactérie permet de l'affirmer, et le diagnostic a été largement surestimé lors des grandes flambées urbaines [7,8,9].
| Situation à évoquer | Éléments à connaître |
|---|---|
| Autres pneumonies sévères | En 2017 à Madagascar, 78 % des cas suspects étaient classés en peste pulmonaire, mais seuls 23 % des cas avaient un test positif, et 7 à 15 % des cas notifiés seraient réellement infectés : de nombreux syndromes respiratoires fébriles ont été pris pour de la peste [8,9]. |
| Syndrome grippal ou infection généralisée d'autre cause | Fièvre, frissons, maux de tête et faiblesse sont communs à la peste débutante ; la forme septicémique peut s'accompagner de signes digestifs sans bubon visible [1,3,7]. |
| Méningite bactérienne | La peste peut elle-même se compliquer d'une méningite, le plus souvent après une peste bubonique : un antécédent de bubon ou de contexte épidémique oriente vers la peste [11]. |
| Autres infections à entérobactéries au laboratoire | Les systèmes d'identification usuels peuvent confondre Y. pestis avec Y. pseudotuberculosis ou d'autres entérobactéries : le laboratoire doit être informé de la suspicion de peste [7]. |
Évolution, complications et pronostic
Sans traitement, la létalité est de 30 à 60 % pour la forme bubonique, et de 30 à 100 % pour les formes septicémique et pulmonaire [1].
Avec un traitement antibiotique, la létalité diminue nettement mais reste notable. Dans une revue de 762 cas individuels traités entre 1937 et 2019, elle atteignait 20 % au total : 17 % pour la peste bubonique, 27 % pour la pulmonaire et 38 % pour la septicémique, avec des biais de publication possibles [4]. Dans une revue de données groupées (2 631 cas, 1939-2008), elle était de 14,2 %, 31,1 % et 20,0 % pour les formes bubonique, pulmonaire et septicémique [5].
Lors de l'épidémie de 2017 à Madagascar, la létalité était de 25 % parmi les cas pulmonaires confirmés (8 sur 32), de 8 % parmi les probables et de 5 % parmi les suspects ; la plupart des cas notifiés n'étaient ni confirmés ni probables [8].
Les complications comprennent la méningite pesteuse et, chez la femme enceinte, une perte fœtale fréquente [10,11].
Traitement
Le traitement repose sur des antibiotiques efficaces contre les entérobactéries, à débuter le plus tôt possible [1,3]. Il ne faut pas attendre les résultats du laboratoire chez un malade suspect [3].
Voici les choix de première intention des recommandations des CDC américains (2021) pour les adultes et les enfants [2] :
- Peste pulmonaire ou septicémique : ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, gentamicine ou streptomycine [2].
- Peste bubonique ou pharyngée : les mêmes, auxquels s'ajoute la doxycycline [2].
- Méningite pesteuse : chloramphénicol associé à la lévofloxacine ou à la moxifloxacine, car l'association de deux antibiotiques est recommandée [2].
- Femme enceinte : gentamicine associée à la ciprofloxacine ou à la lévofloxacine [2]. L'antibiothérapie est indispensable pendant la grossesse, car la peste non traitée expose à une mortalité maternelle et à une perte fœtale très élevées [10].
- Une ou deux familles d'antibiotiques : une monothérapie est recommandée dans la peste naturelle, mais l'association de deux classes est préconisée dans la peste pulmonaire ou septicémique sévère, et peut être envisagée en cas de bubons volumineux [2].
Ce que montrent les revues de cas. Les aminoglycosides, les tétracyclines et le chloramphénicol sont associés aux plus faibles létalités. En monothérapie, la létalité était de 1,3 % pour les tétracyclines, 1,4 % pour le chloramphénicol, 7,5 % pour les aminoglycosides et 20,2 % pour les sulfamides ; la pénicilline était associée à 75 % de décès, elle n'est donc pas un traitement de la peste. Les fluoroquinolones n'avaient été étudiées qu'en association, d'où un besoin de données [5]. Une autre revue confirme l'efficacité des aminoglycosides, tétracyclines, fluoroquinolones et sulfamides, sans différence nette entre une et deux classes d'antibiotiques actives [4].
Toutes les souches isolées lors de l'épidémie de 2017 à Madagascar (50 souches) étaient sensibles aux antibiotiques testés [8].
Médicaments de la base Africa Medical Data : gentamicine, ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, doxycycline et chloramphénicol. La streptomycine ne figure pas encore dans la base [2].
Les posologies et les durées de traitement ne figurent pas dans cette fiche : elles dépendent de l'âge, du poids, de la forme de la maladie et du protocole national. Elles sont données dans la fiche de chaque médicament et par les directives de prise en charge de la peste [1,2].
Médicaments de la base cités dans cette fiche
- Gentamicine (Aminoglycoside de première intention (y compris chez la femme enceinte, en association))
- Ciprofloxacine (Fluoroquinolone de première intention)
- Lévofloxacine (Fluoroquinolone de première intention (y compris méningite, en association))
- Moxifloxacine (Fluoroquinolone de première intention (y compris méningite, en association))
- Doxycycline (Peste bubonique ou pharyngée ; prophylaxie après exposition)
- Chloramphénicol (Méningite pesteuse (en association avec une fluoroquinolone))
Prévention
Informer et se protéger des puces. Informer le public de la présence de la peste animale dans l'environnement, conseiller de se protéger des piqûres de puces, de ne pas manipuler de carcasses d'animaux et d'éviter tout contact direct avec les liquides et les tissus infectés [1].
Lutter contre les vecteurs et les rongeurs. La lutte contre les puces et les rongeurs est une mesure clé, mais il faut éviter de tuer les rongeurs avant d'avoir traité les puces, sans quoi celles-ci cherchent un nouvel hôte, dont l'être humain [1]. La prévention primaire repose aussi sur la surveillance active des foyers connus [6].
Prise en charge des cas. Isoler les malades atteints de peste pulmonaire, appliquer les précautions standard lors de soins ou de prélèvements, se laver les mains à l'eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, désinfecter à l'eau de Javel diluée et pratiquer des inhumations sans risque [1,2].
Prophylaxie après exposition. Une antibioprophylaxie d'au moins 7 jours est recommandée pour les soignants en contact direct avec des malades atteints de peste pulmonaire, et pour les proches des malades atteints de peste pulmonaire ou de peste bubonique [1]. Selon les CDC, elle s'adresse aux personnes ayant eu un contact étroit (à moins de 6 pieds, soit environ 1,8 mètre) et prolongé avec un malade de peste pulmonaire sans protection adaptée, aux personnels de laboratoire exposés accidentellement, et aux personnes ayant eu un contact direct avec des animaux infectés ; les médicaments de première intention sont la ciprofloxacine, la lévofloxacine, la moxifloxacine ou la doxycycline [2].
Vaccin. L'OMS ne recommande pas la vaccination, sauf pour les groupes à haut risque comme le personnel de laboratoire constamment exposé et certains agents de santé [1]. Il n'existe toujours pas de vaccin pleinement efficace pour la prévention de la peste ; un vaccin vivant atténué est utilisé dans certains pays [7].
Déclaration obligatoire
Tout cas suspect de peste doit être signalé immédiatement aux autorités sanitaires, avant même la confirmation [3]. En cas de peste pulmonaire suspectée, le malade est isolé et des précautions « gouttelettes » sont appliquées pour limiter la transmission de personne à personne [3]. Se référer au protocole national de surveillance et de déclaration.
Quand consulter en urgence
En cas de fièvre brutale avec frissons et maux de tête, surtout si un ganglion devient très gonflé et douloureux (aine, aisselle, cou), si une toux avec crachats sanglants apparaît, ou si vous avez été en contact avec un malade de peste pulmonaire, des rongeurs morts ou des puces dans une zone où la peste existe, consultez immédiatement un centre de santé : le traitement doit commencer le plus tôt possible [1,3].
Urgence : fièvre élevée, grande faiblesse, ganglion très douloureux, difficulté à respirer, toux avec crachats sanglants, troubles de la conscience. Rendez-vous sans attendre dans un centre de santé et signalez toute exposition aux rongeurs, aux puces ou à un malade de peste [1,3].
Les proches d'un malade atteint de peste pulmonaire et les soignants exposés doivent aussi se faire connaître : ils peuvent bénéficier d'une antibioprophylaxie [1,2].
Maladies associées
Sources et mise à jour
- OMS · Organisation mondiale de la Santé. Peste (aide-mémoire). 2026. Page consultée en octobre 2026.
- Agence sanitaire · Nelson CA, et al. (Centers for Disease Control and Prevention). Antimicrobial Treatment and Prophylaxis of Plague: Recommendations for Naturally Acquired Infections and Bioterrorism Response. MMWR Recomm Rep. 2021;70(3):1-27. 2021. Recommandations de traitement et de prophylaxie (classes d'antibiotiques, formes cliniques, grossesse, prophylaxie après exposition).
- Agence sanitaire · Centers for Disease Control and Prevention. Clinical Testing and Diagnosis for Plague. 2026. Page mise à jour le 6 avril 2026 (prélèvements, tableau clinique, isolement).
- Revue à comité de lecture · Nelson CA, et al. Antimicrobial Treatment of Human Plague: A Systematic Review of the Literature on Individual Cases, 1937-2019. Clin Infect Dis. 2020;70(Suppl 1):S3-S10. 2020. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Godfred-Cato S, et al. Treatment of Human Plague: A Systematic Review of Published Aggregate Data on Antimicrobial Efficacy, 1939-2019. Clin Infect Dis. 2020;70(Suppl 1):S11-S19. 2020. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Barbieri R, et al. Yersinia pestis: the Natural History of Plague. Clin Microbiol Rev. 2020;34(1):e00044-19. 2020. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Yang R. Plague: Recognition, Treatment, and Prevention. J Clin Microbiol. 2018;56(1):e01519-17. 2018. Texte intégral (signes cliniques, diagnostic de laboratoire, prévention).
- Revue à comité de lecture · Randremanana R, et al. Epidemiological characteristics of an urban plague epidemic in Madagascar, August-November, 2017: an outbreak report. Lancet Infect Dis. 2019;19(5):537-545. 2019. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Ten Bosch Q, et al. Analytical framework to evaluate and optimize the use of imperfect diagnostics to inform outbreak response: Application to the 2017 plague epidemic in Madagascar. PLoS Biol. 2022;20(8):e3001736. 2022. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Fleck-Derderian S, et al. Plague During Pregnancy: A Systematic Review. Clin Infect Dis. 2020;70(Suppl 1):S30-S36. 2020. Résumé.
- Revue à comité de lecture · Cooley KM, et al. Plague Meningitis: A Systematic Review of Clinical Course, Antimicrobial Treatment, and Outcomes. Health Secur. 21(1):22-33 (mis en ligne en décembre 2022). 2022. Résumé.
Fiche mise à jour le 6 octobre 2026. Prochaine révision au plus tard le 6 octobre 2028.